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L'Edito

Aïcha Kandicha

Par L'Economiste| Edition N°:2313 Le 06/07/2006 | Partager

Normalement, ce matin, ce devait être la grande révolution. Or nous sommes passés d’hier à aujourd’hui de la manière la plus banale qui soit… sauf que tout le cadre de référence des prix a basculé. La règle, aujourd’hui, c’est la liberté; hier c’était l’exception. En réalité, le Maroc a changé de système comme il le fait d’habitude, c’est-à-dire depuis longtemps et fort lentement. On a commencé à en parler au milieu des années 70 et à partir de là, quand un nouveau produit arrivait sur le marché, l’administration s’abstenait de l’enregistrer et de l’encadrer, et quand ce nouveau produit, libre, remplaçait un ancien, encadré, c’était tout bénéfice car la libéralisation se faisait d’elle-même. Et puis il y a eu les libéralisations faciles, celles qui se faisaient presque par inadvertance parce qu’on n’avait pas le temps ou plus l’envie de réunir les commissions ad hoc et d’instruire les dossiers. Beaucoup de producteurs, la distribution correctement faite, il n’y avait ni risque ni enjeu. Ces libéralisations sont passées quasiment inaperçues. Et puis il y a eu les «grands méchants loups», les «Aïcha Kandicha» dont on se sert pour faire peur aux petits enfants: il n’y avait aucune raison objective de ne pas libéraliser, mais voilà que d’un seul coup, mille et un obstacles, mille et un risques apparaissaient, tous virtuels. Ils tétanisent les fonctionnaires techniciens et leurs ministres politiques et alors, dix ans sont nécessaires pour surmonter… la peur de son ombre. Ont été dans ce cas les allumettes, les pneus, le miel, l’huile, une grande partie des farines… Quand on ose enfin libérer, nul malheur n’arrive. Au contraire. Voilà que les qualités s’améliorent, que les produits se diversifient et que les prix baissent! Pâtes, café, huile, lait, savon, pain… partout le mécanisme se reproduit. Combien reste-t-il d’Aïcha Kandicha dans les produits encore encadrés? Bonne question!Nadia SALAH

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