Entreprises

Arriérés TVA: L'Etat efface son ardoise chez l'OCP

Par Franck FAGNON | Edition N°:5370 Le 12/10/2018 | Partager
Le groupe va récupérer plus de 20 milliards de DH
Cette rentrée de cash lui permettra d'améliorer ses conditions de financement
Les banques, grandes gagnantes de l'accord
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Même si le groupe n'a aucune difficulté à convaincre les investisseurs à financer sa croissance, l'encaissement des arriérés de TVA lui permettra de renforcer son bilan et d'obtenir de meilleures conditions de financement (Ph. L'Economiste)

C'est un sujet épineux qui vient d'être réglé. L'OCP va récupérer plus de 20 milliards de DH suite à un accord avec le ministère des finances pour le règlement des arriérés de TVA. Le montage est identique à celui mis en place pour le secteur privé.

Tous les groupes bancaires (AWB, BCP, BMCE Bank, Crédit du Maroc, CIH Bank, BMCI, Crédit Agricole du Maroc et Société Générale) sont mobilisés sur ce dossier. Ils vont débloquer les fonds au profit de l'OCP et se retourneront ensuite vers le Trésor pour être remboursés sur une durée de dix ans. Comme pour les entreprises privées, le coût du crédit sera à la charge de l'OCP.

La solution du département des finances permet de régulariser les arriérés de TVA mais ne résout pas le problème à la source. Pour des groupes comme l'OCP qui sont de gros investisseurs, le risque de reconstitution du butoir est élevé s'il n'y a pas une solution pérenne. «Nous sommes confiants pour la suite. Le ministre des Finances a démontré une volonté de s'attaquer à ce problème», confie une source auprès du groupe.

Pour l'heure, cette rentrée d'argent va renforcer le bilan du groupe grâce à une réduction de 40% de l'endettement net. Cela va sensiblement améliorer la capacité d'emprunt de l'industriel. Le levier financier (dette nette/Ebitda) sera ramené à 2 fois contre un niveau de 3 fois à fin juin 2018. Le groupe n'a aucune difficulté à se financer. Il a par exemple mobilisé sans problème 5 milliards de DH sur le marché domestique en mai dernier après une levée du même montant en décembre 2016. Simplement, l'encaissement des arriérés de TVA va lui permettre d'obtenir de meilleures conditions de financement.

Le groupe déploie actuellement la Vague II de son plan de développement. Elle nécessitera un investissement de 75 milliards de DH sur dix ans. Un montant identique a été investi dans la Vague I de ce plan. Les investissements s'étaient concentrés sur l'axe Nord Khouribga-Jorf Lasfar. Cette fois-ci, ils seront focalisés sur l'axe Benguerir-Youssoufia-Safi et la zone Sud.

L'ambition du groupe est de capter au moins la moitié de la croissance de la demande mondiale. Au-delà de l'impact sur les performances, les investissements du géant mondial des produits phosphatés ont un impact positif sur des centaines de PME et les régions dans lesquelles il opère. L'objectif affiché est de renforcer les initiatives en termes de développement de cet écosystème.

 

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