International

Audrey Azoulay présente sa vision pour l’Unesco

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5249 Le 11/04/2018 | Partager
Un programme de prévention de l’extrémisme
Le Maroc parmi les pays concernés
audrey_azoulay_049.jpg

«Autour de la culture, des arts, du sport, il y a des espaces de dialogue à créer, même dans les situations les plus tendues, car ces formes d’activité transcendent la violence, permettent de mobiliser la jeunesse en ouvrant le dialogue…», a insisté Audrey Azoulay, la DG de l’Unesco  (Ph. AFP)

L’Unesco lancera prochainement un programme de prévention de l’extrémisme violent à travers l’autonomisation des jeunes dans plusieurs pays (Jordanie, Libye, Maroc, Tunisie). Financé par le Canada, le programme se fera en collaboration avec le Bureau de lutte contre le terrorisme des Nations unies.

L’annonce a été faite par la DG de l’Unesco, la Franco-Marocaine Audrey Azoulay, dans un discours prononcé à l’occasion de l’ouverture, lundi 9 avril, à Paris, de la 204e Session du conseil exécutif de l’Unesco.  Elle a aussi évoqué l’investissement de l’organisation onusienne dans la prévention de l’extrémisme qui prend différentes formes selon les continents tout en exprimant son souhait de renforcer cet investissement. 

Il y a un mois, l’Unesco a rendu public les résultats d’une étude sur la radicalisation des jeunes à travers les médias sociaux. Elle va publier le mois prochain, avec l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), un guide à l’attention des communautés éducatives pour lutter contre les formes contemporaines d’antisémitisme.

Sur un autre registre, Audrey Azoulay (l’ancienne ministre française de la Culture) a mis l’accent sur l’importance de renforcer la visibilité de cette organisation. L’objectif est de permettre de développer de nouveaux partenariats avec des acteurs de la société civile, des fondations et des entreprises. C’est le cas notamment de l’accord signé en octobre dernier avec la Fondation OCP-Maroc «pour imaginer le futur de l’Afrique». L’idée est de développer des approches professionnelles pour attirer de nouveaux partenaires et donateurs.

Dans son discours, la directrice générale de l’Unesco a exposé sa vision pour une transformation stratégique de cette institution. Et ce, afin qu’elle puisse mieux soutenir la communauté internationale dans la réalisation des objectifs qu’elle s’est fixée à travers l’Agenda 2030.

Au titre des projets ambitieux, Audrey Azoulay a cité l’éducation. L’un des défis est aujourd’hui de faire «entrer des millions de personnes dans une société du savoir pour le moment très inégalitaire, où la technologie devient prépondérante et où les enjeux de développement durable doivent devenir une priorité…». L’Unesco travaille actuellement avec le ministère de l’Education argentin pour études et analyses en vue de la réunion des ministres de l’Education du G20 qui aura lieu au mois de septembre.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc