Economie

Sommet mondial Climate Chance: Les acteurs non-étatiques se mobilisent

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:5104 Le 12/09/2017 | Partager
Plus de 5.000 participants et plus de 80 nationalités différentes
400 intervenants pour débattre de l’avenir de la planète
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 La deuxième édition du Sommet mondial Climate Chance se poursuit jusqu’au 13 septembre à Agadir. Plus de 5.000 participants issus de 80 pays et près de 400 intervenants prennent part à ce grand événement des acteurs non-étatiques engagés pour le climat (Ph. FN)

«Agadir doit servir à conforter les dynamiques d’action». C’est ce qu’a déclaré Ronan Dantec, président de l’Association Climate Chance lors du démarrage de la seconde édition du Sommet mondial éponyme ce lundi à Agadir. En fait, les échanges de bonnes pratiques lors de cette grand-messe, avec un focus sur les initiatives les plus importantes et sur le renforcement des coalitions thématiques… devraient permettre de finaliser des priorités claires et un plan de travail partagé, insiste le président.

Aujourd’hui, le challenge de la lutte contre les changements climatiques nécessite la mobilisation et la coopération de l'ensemble des acteurs. La plénière d’ouverture et le débat qui s’en est suivi se sont tenus sous le thème: «L’accord de Paris, deux ans après». Ils ont connu la participation de grandes sommités et acteurs non-étatiques engagés sur le climat.

«La communauté internationale doit renforcer sa mobilisation contre le dérèglement climatique, il s’agit de continuer la lutte en conformité avec l’accord de Paris, ratifié il y a deux ans», a déclaré Brigitte Collet, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, en France.

Il faut rappeler à ce propos que le Maroc s’est engagé à atteindre l'objectif de 42% de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, avec 24% conditionnée par l’accès à des financements nouveaux. Un engagement ambitieux dont la concrétisation nécessite la mise en place  d’une transition vers une économie plus durable, sobre en carbone et résiliente aux effets extrêmes du dérèglement climatique. Cette mobilisation devra être accompagnée par un programme réaliste de renforcement des capacités  permettant de mieux identifier les besoins et de déterminer les barrières de nature à entraver le processus de mise en œuvre de la NDC Maroc.

«Il est temps de revoir les politiques et les valeurs de consommation pour préserver l’avenir des générations futures», insiste Aziz Rabbah, ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable. Il faut rappeler  qu’en 2015, un Centre de compétences en changement climatique (4C Maroc) a été mis en place.

Il s'agit d'une plateforme institutionnelle de renforcement de capacités et hub d’information, de transfert de technologie et d’expertise marocaine en matière de changement climatique, ouvert sur son environnement national, régional et africain. «Climate Chance est l’occasion d’examiner les moyens de financement à mettre en place pour lutter contre le changement climatique.

Pour rappel, le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris a induit un déficit budgétaire de 2 milliards de dollars», a déclaré Salaheddine Mezouar, président de la COP22. En l’occurrence, un fonds vert dédié aux pays africains gravement menacés par le réchauffement climatique causés par les pays industrialisés.

Il faut préciser par ailleurs que lors de ce rendez-vous annuel, le CNDH participe à quatre ateliers consacrés à la sensibilisation sur le rôle des femmes pour le développement durable, le financement de l’action climat et des projets sensibles au genre, la valorisation des savoirs ancestraux ou encore la thématique de l’eau. Un focus sur les droits de l’Homme et les changements climatiques aura lieu aujourd'hui mardi en partenariat avec le Haut-commissariat aux droits de l’Homme.

C’est ainsi que le CNDH interviendra dans le cadre du Focus sur la maison méditerranéenne du climat (MedCOP Climat) et de la plénière consacrée à la migration et au développement. La séance de clôture connaîtra la participation du président du Conseil, Driss El Yazami. D'ailleurs, les publications du CNDH seront exposées sur le stand de l’institution tout au long du sommet Climate Chance.

Pour rappel, la deuxième édition du Sommet mondial Climate Chance se poursuit jusqu’au 13 septembre à Agadir. Plus de 5.000 participants issus de 80 pays et près de 400 intervenants prennent part à ce grand événement des acteurs non-étatiques engagés pour le climat. La présence de la délégation américaine représentant la société civile «We all still in» a été vivement saluée.

Formation

«Genre, climat et ODD» est le troisième et dernier atelier du cycle de formation organisé par le CNDH les 9 et 10 septembre  à Agadir. Et ce, en partenariat avec «Women Engage for a Common Future» (WECF) et la «Fondation Heinrich Böll». Consacrée à la thématique « Finances climat», cette session a pour objectif de présenter les fondements des finances climatiques, l’architecture, les flux, leur distribution et leur orientation vers l’échelle territoriale pour en faire profiter les acteurs locaux, les groupements de femmes en particulier. Cette formation permettra aussi de comprendre les exigences de rentabilité économique des fonds climat, l’ingénierie financière à adopter en intégrant d’autres sources de financement et de prendre connaissance des mécanismes de la préparation de projets à travers des exercices pratiques. Ces deux jours de formation seront animés  par des experts internationaux, en l’occurrence, la Fondation Heinrich Böll, FMDV/Cities Climate Finance Leadership Alliance (CCFLA). 

 

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