Régions

Essaouira tient son festival de Hadra féminin

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5080 Le 04/08/2017 | Partager
Et investit les principaux sites culturels du 17 au 19 août
Une 5e édition qui franchit le cap du professionnalisme

Hadra, transe, spiritualité, le cocktail s’annonce aussi savoureux qu’explosif pour cette 5e édition du festival international de Hadra féminin et musique de transe. Consacré à la parole des femmes artistes, ce festival, créé en 2013 à l’initiative de l’association des Haddarates Souiriyattes, investit chaque année différents lieux historiques.

Des places comme Moulay Hassan, cette esplanade accessible depuis la ville nouvelle ou par la route et qui dessert le port, la médina, et la sqala de la Kasbah. Autre lieu de festivité, la tour du Bastion de Bab Marrakech, située au sud ouest de la médina d’Essaouira à l’entrée Bab Marrakech. Enfin et derrière le souk jdid, La Zaouia Hamdouchya et qui est le lieu de réunion et de célébration religieuse de la «hadra» (le rituel) de la confrérie des Hmadcha d’Essaouira, fondée au 17e siècle par Sidi Ali Ben Hamdouch.

D’autres sites comme Rue Sidi Leghazy Baouakher ou La Zaouia des Issaoua et qui est le lieu où se réunit la confrérie des Issaoua, fondée par Sidi Mohammed Ben Aïssa (1465-1526) accueilleront aussi les festivités de cette 5e édition du festival international de Hadra féminin et musique de transe. Elles feront résonner encore une fois les voix puissantes et envoûtantes des artistes féminines du monde entier. Ce festival est signé et organisé par l’association Haddarates Souiriyattes qui a pour objectif de mettre en avant la place des femmes dans la musique soufie et de valoriser leur rôle dans le dynamisme et le rayonnement culturel de la ville d’Essaouira.

Cette ONG a pris le pari de faire entendre leurs voix à travers un festival qui a franchi aujourd’hui un cap vers le professionnalisme. «Cette 5e édition s’inscrit dans une évolution légitime, en affirmant son caractère spirituel, avec l’ambition d’offrir un large panorama culturel, où le genre féminin possède plusieurs facettes», indique Al Khansaa Saddiki, directrice du festival. L’événement se tient au milieu de l’été et permettra d’animer les soirées d’Essaouira.

Oubliés des stratégies touristiques, les acteurs locaux d’Essaouira choisissent d’organiser plusieurs événements artistiques et culturels. Le plus célèbre reste sans conteste le festival des gnaouas et d’autres manifestations plus modestes mais qui ont apporté une visibilité. Essaouira a réalisé, en 10 ans, ce que d’autres destinations touristiques soutenues par des visions n’ont pas encore réussi à atteindre que ce soit sur le plan touristique ou encore artistique.

2016 et ce, malgré les déficits aériens a été une très bonne année pour la ville dont la qualité de vie, l’aspect culturel ainsi que l’arrière-pays demeurent très attractifs. Ce n’est pas pour rien que sa capacité litière est passée de 150 à 5.500 lits. En plus de ce millier de lits classés, il faut évaluer l’activité parallèle, sous forme d’appartements mis à la location et le séjour chez l’habitant. On peut l’estimer -et sans exagération- au quadruple de la capacité litière officielle. La ville a atteint une taille critique tant en termes d’hébergement qu’en segmentation de son offre produit et a besoin d’un accompagnement plus important.

Le festival en quelques chiffres

3 jours de festivités
9 concerts
12 compagnies artistiques
3 rencontres débats
45.000 visiteurs pour le festival
20.000 personnes environ ont visité la page du festival

De notre correspondante,
Badra BERRISSOULE

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