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Economie

Environnement des affaires: Les engagements d’El Othmani

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5070 Le 21/07/2017 | Partager
Une feuille de route pluriannuelle élaborée en partenariat avec les opérateurs
Priorités: charte d’investissement, simplification des procédures, généralisation du guichet unique
Mise à niveau de la méthodologie de travail de la Commission nationale
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Saâdeddine El Othmani, ici en compagnie de Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM, s’est engagé à répondre à une série de doléances des opérateurs. Après le retard dû au blocage de la formation du gouvernement, il a promis d’accélérer la cadence, notamment en pilotant une série de réunions des comités techniques pour faire le suivi des projets lancés

Après la situation d’attentisme causée par le blocage gouvernemental, les entreprises attendaient des signaux forts depuis l’installation de l’équipe de Saâdeddine El Othmani. Si aucune mesure phare n’a été mise en œuvre durant les 100 premiers jours de ce mandat, le chef du gouvernement vient de réunir la Commission nationale de l’environnement des affaires. Cette 9e rencontre est décisive dans le rétablissement de la confiance des opérateurs. Première annonce, l’élaboration d’une stratégie pour l’amélioration de l’environnement des affaires sur le moyen et le long terme. Concrètement, cela va passer par la mise en place d’une feuille de route pluriannuelle, en impliquant toutes les parties prenantes, la CGEM en tête, comme l’a annoncé El Othmani. L’implémentation de cette vision se basera sur une méthodologie claire et un calendrier déterminé, a-t-il ajouté. Cela devra répondre aux attentes des entrepreneurs et investisseurs, selon le chef du gouvernement. Des dossiers figurant parmi les doléances des opérateurs constituent des priorités pour la Commission nationale (voir notre édition du 7 juillet 2017). Il s’agit notamment de la mise en place de la charte d’investissement, la refonte du livre V du code de commerce, relatif aux entreprises en difficulté. Idem pour la simplification des procédures administratives et la généralisation du guichet unique. «Certains chantiers, relatifs à ces domaines, sont déjà lancés», a précisé El Othmani. Cette réunion de la Commission nationale de l’environnement des affaires a été marquée par la présentation d’exposés des ministres des Finances, de l’Industrie, de la Justice et de la Fonction publique. L’objectif est de faire le point sur l’état d’avancement des programmes lancés en 2016. Un bilan qui a pris du retard, de même que l’établissement du plan d’action pour cette année. Il faut rappeler que cette commission a été mise en stand-by durant plusieurs mois à cause du blocage qui avait marqué le processus de formation du nouveau gouvernement. Pour dépasser cette situation, El Othmani a avancé que le plan d’action présenté durant cette réunion couvre un an et demi, s’étalant jusqu’à fin 2018. Il s’articule autour de quatre axes, avec 22 projets. Ils concernent notamment la modernisation des outils d’écoute du secteur privé et de suivi de l’évolution de l’image du Maroc dans les rapports internationaux. Et ce, afin de mettre à niveau, en cours de route, la stratégie d’amélioration de l’environnement des affaires. 6 projets sont prévus dans cet axe. La modernisation du cadre législatif et réglementaire des affaires est également au menu, avec 7 projets dédiés. Idem pour la simplification des procédures administratives et la généralisation du guichet unique pour les entreprises 
(6 projets). La refonte des outils et de la méthodologie de travail de la Commission nationale de l’environnement des affaires figure également parmi les points à l’ordre du jour. 3 projets sont prévus, pour «améliorer les performances de cette instance, notamment en s’inspirant des bonnes pratiques à l’international», a expliqué El Othmani. Ces efforts sont incontournables pour améliorer le positionnement du Maroc à l’international. D’autant que «nous sommes dans une situation de compétitivité continue face à des pays qui œuvrent pour attirer davantage d’investissements vers leurs territoires», a-t-il dit.
Dans les prochaines semaines, El Othmani devra présider plusieurs réunions de comités techniques, pour faire le suivi de l’exécution de ces projets. «Ces réunions seront tenues à chaque fois qu’il est nécessaire d’intervenir pour aplanir des problèmes posés», a-t-il promis.

Doing business

La modernisation des outils de travail de la Commission nationale de l’environnement des affaires s’inscrit dans le cadre de la stratégie globale annoncée dans la déclaration gouvernementale. C’est ce qu’a souligné Saâdeddine El Othmani, qui a mis l’accent sur l’importance de gagner de nouveaux points dans le classement de l’indice doing business. Rabat a déjà amélioré sa performance de 61 places depuis la création de cette commission, occupant en 2016 la 68e position sur 190 pays. Aujourd’hui, l’objectif est de figurer parmi les 50 pays disposant d’une meilleure qualité de l’environnement des affaires. Parmi les mesures prévues pour atteindre ces objectifs, l’activation des outils de dialogue institutionnel entre les secteurs public et privé, la digitalisation des procédures et le renforcement du cadre réglementaire relatif au monde des affaires.

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