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RAM célèbre 59 ans de présence à Dakar

Par El Hadji Mamadou GUEYE | Edition N°:5027 Le 19/05/2017 | Partager
Casablanca-Dakar, deuxième ligne la plus fréquentée
Entrée dans le capital de la future compagnie sénégalaise, aucune option arrêtée

Petit cours d’histoire. Les relations économiques entre le Maroc et le Sénégal datent bien avant 1960, année où ce pays ouest-africain a accédé à l’indépendance. En effet, deux ans auparavant, la compagnie Royal Air Maroc, créée  en 1957 (60 ans déjà!), desservait Dakar, l’une de ses premières destinations internationales.

En presque 60 ans, beaucoup de choses ont évolué sur cette ligne et RAM y maintient toujours le cap. Ceci dit, ce n’est qu’une suite logique vu les longues relations qu’entretiennent le Royaume et le Sénégal. Les deux pays multiplient en effet les partenariats sur le plan économique avec l’implantation de nombreuses grandes entreprises marocaines au Sénégal.

Pour célébrer son soixantenaire et le 59e anniversaire de sa présence à Dakar, RAM a opté pour son Boeing 787 Dreamliner, l’une de ses récentes acquisitions. Une  première! Cet appareil était réservé aux vols long-courrier. Après un accueil remarqué réservé par les autorités sénégalaises et des festivités à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, c’était au tour de l’équipe dirigeante de dévoiler les réalisations et objectifs de la compagnie sur Dakar.

La capitale sénégalaise est aujourd’hui sa première destination africaine avec 3 vols quotidiens au départ du hub de Casablanca. Forte de plus de 220.000 passagers par an, cette ligne talonne même Casablanca-Paris Orly. Ce qui permet à la compagnie de dominer le marché sénégalais en termes de nombre de vols.

«Aujourd’hui, Royal Air Maroc pèse plus de 23% du trafic passagers sur Dakar et cette part est appelée à se renforcer», avance le directeur des Aéroports du Sénégal (ADS), Pape Mael Diop. Auprès du management de RAM, l’on se projette déjà vers l’avenir. «Nous avons 20 fréquences par semaine, mais nous avons la capacité d’arriver à 25 ou 30 puisque l’offre existe déjà», soutient Abdelghani El Aissoug, directeur réseau et revenue management.

Pour l’instant, la compagnie compte surtout consolider ses acquis sur la destination dakaroise. Une possible entrée dans le capital de la prochaine compagnie sénégalaise est toujours évoquée, car le Sénégal s’est doté d’un  aéroport flambant neuf dont l’ouverture est prévue cette année même.

L’entrée possible de RAM dans le capital de la future compagnie, après la faillite de feue Air Sénégal International (ASI) dans laquelle la compagnie détenait 49%, sera une nouvelle preuve des liens économiques forts entre les deux pays. Mais cette fois-ci, «l’objectif est de tout faire pour aider à la mise en place d’une compagnie sénégalaise pérenne», tiennent à préciser les dirigeants de RAM.

«Jusqu’à présent, plusieurs réunions entre les deux parties ont été tenues à Dakar comme à Casablanca. Différentes options sont étudiées, mais aucune n’a encore été arrêtée», se contente de dire El Aissoug. Pour le directeur des ADS, Pape Mael Diop, «le capital de la compagnie sénégalaise sera bien ouvert au privé et les partenaires marocains sont naturellement les bienvenus».

Actuellement, RAM transporte  plus  de  1,6 million  de  passagers  sur  ses  vols  en Afrique (33 destinations). Casablanca est devenu le premier hub aérien africain pour les flux  de  transport  avec  l’Europe.  Sur l’Afrique de l’Ouest, RAM s’est également imposé en tant que premier transporteur aérien. Quant au fret, quatre lignes régulières  sont  exclusivement  dédiées  au Mali, Sénégal, Burkina Faso et Niger. D’ailleurs, près  de  200  PNC  sont issus  des pays subsahariens,  soit 15%  de  l’effectif total.

Une low-cost vers Dakar

Evoquée depuis plusieurs mois, la mise en place d’une ligne low-cost vers Dakar tarde à se concrétiser. Si RAM ne devrait pas lancer cette ligne elle-même, d’autres compagnies comme Air Arabia préparent le terrain depuis bien longtemps. «On ne sait pas ce qui reste à faire pour lancer cette ligne, le blocage ne peut pas être à notre niveau», explique RAM. «Le marché de l’aérien est libre. Ce n’est pas notre compagnie qui y impose quoi que ce soit», soutiennent les responsables.

Pour ce qui est du coût du billet, RAM estime que la situation actuelle ne permet pas de revoir à la baisse ces prix. «Le carburant coûte cher et les taxes dans certains pays restent trop élevées». Au Sénégal par exemple, elles représentent environ 1.500 DH sur chaque billet.

RAM en Afrique

33 destinations desservies
1,6 million de passagers transportés en 2016
Casablanca-Dakar: 200.000 passagers/an
Casablanca-Abidjan: 120.000 passagers/an
Casablanca-Bamako: 98.000 passagers/an
Casablanca-Conakry: 92.000 passagers/an
Casablanca-Nouackchott: 85.000 passagers/an

DNES, El Hadji Mamadou Gueye

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