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Axa restaure son patrimoine Art déco

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5027 Le 19/05/2017 | Partager
190 millions de DH pour une trentaine d’immeubles à Casablanca
L’opération se poursuivra jusqu’en 2019
L’assureur dispose d’une centaine d’immeubles au Maroc
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Situé à l’angle des rues d’Agadir et Allal El Fassi, l’ex-immeuble Imcama, appelé également immeuble Sony, est construit en 1928. Il fait partie des 22 immeubles restaurés par Axa (Ph. L’Economiste)

Nid d’abeilles, immeuble Sony… Plusieurs fleurons de l’architecture Art déco à Casablanca ont bénéficié d’un coup de jeune. En tout, 29 immeubles, dont 10 inventoriés par le ministère de la Culture et 2 classés patrimoine national, sont concernés par cette opération, initiée par Axa Assurance depuis 2013. A ce jour, une douzaine de bâtiments sont déjà complètement rénovés, dont le siège même d’Axa sur boulevard Hassan II.

Ce building,  surnommé Nid d’abeilles, est l’œuvre du célèbre architecte Zevaco, également concepteur de la coupole au centre-ville ainsi que d’autres bijoux architecturaux à Casablanca. L’assureur a injecté pas moins de 190 millions de DH dans ces travaux de restauration.

Ces immeubles restaurés, dont beaucoup remontent aux années 20 et 30, ne constituent qu’une partie du patrimoine de la compagnie française, dont le 1er contrat au Maroc remonte à 1890. «Du fait de notre présence historique plus que centenaire, nous avons accumulé une centaine d’actifs immobiliers sur l’ensemble du territoire marocain», précise Philippe Rocard, PDG d’Axa Maroc.

A Fès, à titre d’exemple, la compagnie est propriétaire de l’un des plus anciens immeubles de la ville (1929), baptisé Urbaine-Seine. Il s’agit du 1er «gratte-ciel» des Fassis (8 étages).  «Les assureurs possèdent en général beaucoup d’actifs immobiliers, mais certains ont une gestion orientée sur le rendement, plus que la restauration», poursuit le PDG. La rénovation de ces actifs permet aussi (et surtout) de préserver leur valeur locative.

En effet, des règles strictes encadrent ces investissements tant en termes de nature et de répartition des actifs détenus que de durée de vie moyenne des actifs, car si la valeur des actifs se déprécie, la solvabilité est fragilisée. Les actifs immobiliers dans lesquels les assureurs investissent génèrent un rendement locatif. Afin de limiter le risque de vacance des biens, les assureurs privilégient la qualité des immeubles, leur diversité (bureaux, commerces, habitations...) ainsi que des locataires rigoureusement sélectionnés.

Ces bâtiments à usage du bureaux et habitation sont situés au cœur du centre-ville historique de Casablanca (Bd Mohammed V, FAR, Rue d’Agadir, Omar Slaoui, Allal El Fassi, Mustapha El Mâani, Rahhal Meskini, Rachidi…). Les travaux de restauration sont menés de façon progressive de l’extérieur, aux parties communes, pour finir à l’intérieur des appartements.

Des solutions ont été négociées avec les locataires pour pouvoir entamer les rénovations. Certains ont même proposé d’en assumer les frais, en défalquant les montants du loyer mensuel. Après restauration, la valeur locative est naturellement revue à la hausse. Aujourd’hui, Axa entame un processus de recherche et de documentation sur l’histoire de ces bâtiments emblématiques de Casablanca.

 

 

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