Entreprises

Industrie automobile: Rififi autour de la représentativité

Par Safall FALL | Edition N°:4982 Le 16/03/2017 | Partager
Le Groupement interprofessionnel de l’automobile au Maroc (Gipam) signe son acte de naissance
Objectif: défendre les intérêts des acteurs de l’after-market
La représentativité s’atomise: les importateurs «mal représentés» par l’Amica
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Pour les responsables du Gipam, l’objectif est surtout de «s’affirmer» en tant qu’acteurs incontournables du secteur automobile au Maroc (équipementiers, importateurs et distributeurs) 

La représentativité s’atomise dans le secteur de l’automobile. Une nouvelle corporation professionnelle vient de voir le jour. Il s’agit du Groupement interprofessionnel de l’automobile au Maroc (Gipam). Il vient rejoindre un paysage associatif déjà  bien occupé par les industriels de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica). Mais comme pour rassurer sur une guéguerre de représentativité, le Gipam marque d’emblée ses positions. «Nous nous positionnons en complémentarité avec les entités qui existent déjà sur le marché local en matière de représentativité du secteur», explique Mohamed Housni, le président du Gipam. Dans une note d’information, la nouvelle structure  parle pourtant «d’une meilleure organisation de ce marché». D’autres acteurs du secteur vont plus loin dans leur appréciation du rôle de l’Amica. «Elle ne remplit pas les tâches qui lui incombent, mais donne l’impression d’agir en pratiquant des méthodes d’exclusion anachroniques allant jusqu’à refuser sans aucune raison valable la demande d’adhésion de nouveaux opérateurs», déplore une source du secteur. Pour cette dernière,  «l’Amica doit accompagner le secteur de la distribution et les importateurs, en tant qu’acteurs incontournables de la filière automobile». Contactés par L’Economiste, les responsables de l’Amica sont restés injoignables. 
Les deux parties étaient d’ailleurs en mode rififi sur le contrôle de conformité des pièces de rechange automobile. Les importateurs dénonçaient récemment des «contrôles systématiques dans des conditions préjudiciables aux importateurs, notamment en termes de délais pénalisants et anormalement longs de réalisation des tests». Selon l’Amica, plus des deux tiers des pièces importées par le circuit de commercialisation indépendant ne sont pas conformes aux normes ou contrefaites.
En attendant, le Gipam promet une approche holistique dans la défense des intérêts du secteur. «Les différentes mutations, notamment économiques, technologiques et environnementales, auxquelles sont confrontés les métiers de l’automobile nécessitent plus que jamais une organisation représentative de l’ensemble des métiers du marché de rechange indépendant», précise-t-on aurpès du Gipam. Quasiment tous les segments sont concernés, allant de la fabrication à l’importation et la distribution des composants et pièces de rechange», aux «activités de sous-traitance et de services techniques liés à l’entretien et la réparation desdits véhicules». Parmi les objectifs du Groupement, justement, la réalisation d’études pour une meilleure analyse des enjeux résultant des contraintes ou des opportunités du secteur.

 

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