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Oujda optimise son réseau d’éclairage public

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4934 Le 09/01/2017 | Partager
Une rénovation du parc d’éclairage public à fibre écologique
Réduction de 40% de la facture énergétique en perspective

La facture énergétique d’Oujda est passée de 29 à 32 millions de DH en 3 ans. Pour freiner cette hémorragie de dépenses, la commune vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour la rénovation de son réseau d’éclairage public. En perspective, réaliser des économies crescendo de 5 millions de DH/an à partir de 2018.

Ce n’est pas tout! L’équipe dirigée par Omar Hejira, président de la commune, ambitionne de réduire au minimum de 40% la consommation annuelle liée à l’éclairage public via des techniques respectueuses de l’environnement. «Il est temps d’optimiser la gestion du parc d’éclairage de la ville via des contrats de performance énergétique.

C’est une première étape dans un processus de rationalisation des dépenses pour une ville qui prépare son statut de mairie», confie le président de la commune à L’Économiste. Le réseau actuel d’éclairage public dépasse les 1.800 km avec 38.000 foyers lumineux. Une présence sur plusieurs fronts qui nécessite 12.000 interventions/an pour la réparation et le changement de lampes. Des données à revoir à la hausse avec la création d’un nouveau centre urbain.

Des projets qui engendrent des dépenses supplémentaires pour l’extension du réseau et la tarification galopante (les prix de l’électricité sont passés de 1,02 à 1,3 puis 1,8 DH/kWh.). «Pis encore, au lieu de payer 32 millions DH par an la commune sera obligée de verser une quarantaine de millions de DH/an dans 4 ans si rien n’est fait», souligne Mohammed Mouzouni, chef de service de l’éclairage public. Il précise, par ailleurs, qu’il ne faut pas confondre la facture énergétique de la ville, estimée à 32 millions de DH/an, et les frais du service d’éclairage qui avoisinent les 40 millions de DH/an.

Pour réussir cette nouvelle approche, la commune d’Oujda confiera ce projet à une structure dédiée, à savoir une société de développement local (SDL) qui doit avoir l’expertise des meilleures pratiques internationales et le recours à un financement pérenne et optimisé. D’autre part, la commune doit faire partie de l’actionnariat de la SDL afin d’assurer le contrôle nécessaire à la bonne réalisation du projet.

Ainsi, les actionnaires de la SDL seront la commune, la société d’investissements énergétiques et un opérateur privé en charge du parc d’éclairage public. Cette nouvelle société sera créée dans le cadre du partenariat public-privé et s’engage pour la réalisation de travaux de réhabilitation, renouvellement du réseau d’éclairage public et d’exploitation sur une durée contractuelle. Les frais de réalisation avoisineraient les 155 millions de DH selon une étude réalisée par le service d’éclairage public de la commune.

Critères de choix

L’appel à manifestation d’intérêt, lancé vendredi dernier, consiste à choisir l’opérateur qui garantira la meilleure performance énergétique des équipements existants et nouveaux à travers la SDL. Le marché porte également sur la mise à niveau du réseau, la maintenance et l’exploitation des installations d’éclairage public. Il concerne également la réalisation des travaux de mise à niveau, la restauration du patrimoine et l’élaboration d’un plan lumière de la ville. En parallèle, l’opérateur choisi veillera sur la mise en œuvre d’une maintenance à garantie de résultats (taux de pannes, délais d’intervention, pérennité du patrimoine...) et l’optimisation de la gestion de la fourniture d’énergie (optimisation des contrats de fourniture d’électricité, globalisation des coûts sur la base des puissances installées).

De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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