Entreprises

Energie éolienne: Futuren veut doubler sa force de frappe au Maroc

Par Fatima HAÏM | Edition N°:4932 Le 05/01/2017 | Partager
Des projets qui totalisent une capacité de 100 MW, concentrés sur le site de «Koudia Al Baida»
A l’horizon 2020, les perspectives de production portées à 200 MW
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Le producteur français compte doubler sa production d’énergie éolienne au Maroc, en portant les perspectives à 200 MW (Ph. L’Economiste)

Le vent tourne pour Futuren! Après avoir assaini ses comptes et retrouvé son équilibre financier, l’ex-Theolia mise sur l’avenir en «musclant» sa présence au Maroc, avec de nouveaux investissements (voir aussi L’Economiste du 9 juin 2016). Spécialisé dans les énergies renouvelables, le groupe français a réalisé un chiffre d’affaires de 30,8 millions de DH à partir de ses ventes d’électricité au Maroc au premier semestre 2016. L’enseigne y exploite un parc éolien dans le cadre d’un projet de repowering, en partenariat avec l’ONEE… Il s’agit du site de Koudia Al Baida à Tanger, un projet qui ambitionne de produire 300 MW à l’horizon 2020, dont 12 % provenant de l’énergie éolienne. En effet, Futuren est axé à 100 % sur l’éolien, à travers l’ensemble de sa chaîne de valeur (de la conception à l’exploitation, en passant par la construction).

C’est d’ailleurs sur ces atouts que Futuren compte capitaliser pour conquérir de nouveaux marchés, en particulier au Maroc où le producteur d’énergie éolienne opère déjà. Actuellement, les parcs éoliens en cours au Maroc, gérés par Futuren, portent sur 100 MW (dans le cadre d’un contrat de concession de l’ONEE). Le lancement est prévu pour 2018. Mais le groupe français ne va pas s’arrêter là. Il compte bien poursuivre sa stratégie d’expansion… Au Maroc, les perspectives de croissance parient sur le double à l’horizon 2020 pour atteindre une capacité de 200 MW.

Créé en 1999, le groupe français Futuren revient de loin… Pour rappel: l’ex-Theolia, coté en Bourse au début des années 2000, avait vu son cours plonger pour atteindre la valeur de 0,49 euro en 2007, soit une perte de 58% en un an.  Après avoir enregistré de fortes pertes (avec une dette estimée à 376 millions d’euros en 2010), il avait été repris par Fady Khallouf (2010), un ancien d’EDF et de Suez, qui a alors procédé à une série de restructurations. La recapitalisation du groupe, suite à l’exercice de bons de souscriptions, a permis l’encaissement de 22,1 millions d’euros (selon les derniers résultats financiers). Futuren affiche aujourd’hui des comptes assainis. En 2016, le groupe, qui compte 120 salariés, a réalisé un chiffre d’affaires de 62 millions d’euros contre 59,2 millions d’euros un an auparavant.

A propos de Futuren

Avant sa reprise, les secteurs d’activité de l’ex-Theolia se limitaient à la construction et la commercialisation d’éoliennes. Depuis 2010, Futuren, devenu producteur indépendant d’énergie éolienne, opère désormais sur l’ensemble de la chaîne de valeur (conception, construction, développement et exploitation) en gérant des parcs éoliens dans quatre pays: l’Allemagne, la France, l’Italie et le Maroc. Il exploite 882 MW, dont 302 MW pour compte propre et 580 MW pour compte de tiers dans les 4 pays cités.

 

 

 

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