Régions

Oujda lance un nouveau concept de villas économiques

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4926 Le 28/12/2016 | Partager
Des villas sociales à 250.000 DH, un pied de nez à la crise et aux spéculateurs
En 40 jours, 75% des constructions déjà vendues
Des villas à 500.000 DH bientôt à Casablanca
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Pour résoudre la crise qui frappe le secteur de l’immobilier il fallait renouveler les concepts et adapter les prix aux bourses des classes moyennes (Source: AO)

Un nouveau concept immobilier vient d’être lancé à Oujda. Il consiste en des mini-villas socioéconomiques réalisées par une jeune société immobilière qui a fait de l’innovation son cheval de bataille. Le secteur de l’immobilier connaît une crise sans précédent à Oujda car les spéculateurs et certaines grosses entreprises ont provoqué la chute vertigineuse de la demande. La qualité des travaux et le dépassement des délais de livraison en sont les principales causes. Les nouvelles villas proposées s’inspirent du concept économique et social. Elles sont commercialisées à 250.000 DH. Une offre sous forme de petites villas de 70 m2 en duplex individuel (R+1) avec trois chambres, salon, cuisine open, salle de bains et petite cour. L’atout supplémentaire de l’offre réside dans la qualité de sa finition. Un plus qui a encouragé les acquéreurs à s’engager dans des temps record. En moins de 40 jours, 75% de ces villas sont déjà vendues. Un succès qui a poussé plusieurs spéculateurs à vouloir tout acheter. Demande rejetée par la société «Aakar Orient» qui avance que le fait de casser les prix est un atout compétitif pour elle. D’autant plus, elle ne compte pas se contenter à ce premier produit et de se limiter à Oujda. Son objectif est de vulgariser l’acquisition des villas sociales et économiques avec une grille tarifaire qui défie toute concurrence.
La première offre est lancée au niveau de la ville d’Oujda (à Sidi Yahia). Suivront d’autres villes de l’Oriental: Nador, Saïdia et Berkane. La société projette également de lancer la même offre à Casablanca et Rabat. À Bouskoura, elle a déjà réservé des terrains pour la construction de ces villas. Hicham Essghir, directeur général d’Aakar Orient, explique qu’il est possible de résoudre le handicap de la cherté du foncier au niveau des centres urbains en optant pour les périphériques. «Dans les zones périurbaines ou nouvellement ouvertes à l’urbanisation, le prix du mètre carré brut est à 100 dirhams/m2. Ce qui laisse une marge bénéfique importante pour les sociétés immobilières citoyennes. Il suffit que les pouvoirs publics encouragent cette alternative»
En parallèle à ces villas économico-sociales, une autre offre sera lancée en mars prochain. Elle consiste en des villas pour les classes moyennes avec des prix qui gravitent autour de 500.000 DH. Des villas, bâties sur 150 m2 avec 3 chambres, 2 salles de bains, 2 salons, garage, cuisine américaine et 2 petites cours. Cette seconde offre sera développée surtout au niveau des villes de Casablanca et de Rabat.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

 

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