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Régions

Béni Mellal-Khénifra/Tourisme : Des niches encore inexploitées

Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4907 Le 29/11/2016 | Partager
Cours d’eau, faune, flore… des atouts
Spéléologie et archéologie, des pistes à explorer
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Les cascades d’Ouzoud sont, à n’en point douter, le site le plus visité de la région. Toutefois, le lieu a besoin d’une sérieuse mise à niveau. Et d’un réaménagement approprié pour faire face à la grande affluence du printemps et de l’été (Ph. Département du Tourisme)

La région offre une variété de lacs naturels et artificiels, parmi lesquels on peut citer notamment le célèbre lac du barrage Bin El Ouidane et d’Ait Ouarda. Et aussi les lacs des barrages Moulay Hassan Ier, Moulay Youssef et de Timi n’Outane, situés à cheval entre les provinces d’Azilal et du Haouz. Sans oublier les lacs naturels d’Izourar, d’Isli et Tislit.
Les rivières de la région ne manquent pas non plus d’intérêt touristique pour les amateurs de la pêche sportive.
Parmi les cours d’eau les plus appréciés, on peut citer  oued El Abid, connu en amont sous le nom de Wirine. Ou encore les oueds Ahansal, Tassaout, Lakhdar, Assif Melloul, Oum Errabia…
Quant aux sources, elles constituent, surtout pendant la période estivale, des haltes qui allient beauté et utilité en offrant aux promeneurs des sites d’étapes. Les plus connues sont celles d’Aïn Asserdoune, de Tamda, de Foum Al Ansar et  Taghbalout n’Ouhlima.
Outre les sources, les cascades d’Ouzoud et d’Aït Flalad sont des lieux exceptionnels recommandés pour la promenade, la découverte et la détente. Elles méritent, à elles seules, le détour…
Autre niche à exploiter, la flore. La végétation dans la région Béni Mellal-Khénifra, que l’on doit à des conditions écologiques et climatiques favorables, est très diversifiée. Elle se compose de plusieurs strates: arborée, arbustive et herbacée. Et offre différentes variétés d’arbres. On y trouve des arbres forestiers (chêne vert, thuya, pin d’Alep, genévriers, caroubiers et essences secondaires), des arbres fruitiers (olivier, amandier, figuier, noyer…) et un tapis herbacé très varié.
La faune constitue, elle aussi, un atout d’attrait touristique. La région compte, heureusement encore, une réserve constituée de nombreuses espèces comme le mouflon à manchette, le sanglier, le magot de barbarie, le chacal, le renard, le chat sauvage, le lièvre, le pigeon, la tourterelle… On signale également l’existence de certaines espèces rares tels le vautour, le vautour fauve, l’aigle ravisseur, l’aigle royal …
En outre, les rivières et les lacs de cette région sont riches en poissons. C’est le cas de la truite Fario, du barbeau et d’autres espèces introduites avec succès dans les barrages tels la truite arc-en-ciel, le brochet, le black-bass, la carpe …
La région présente également un grand intérêt spéléologique. En effet, la grotte est devenue un lieu touristique des plus convoités. Elle attire aussi bien des scientifiques et des chercheurs intéressés par le processus de formation des grottes que des touristes passionnés par la découverte de ce monde fascinant … Parmi les plus importantes grottes que l’on trouve dans cette région, on peut citer la grotte d’Ifri-n-Caid à Bernat, celle de Sgatte à Sgatte, et aussi les grottes d’Ifri-n-touya près d’Aït M’hamed et de l’hyène (Ifri-n Majghoul) à El Ksiba
La paléontologie constitue également une niche à ne pas négliger. Les sites préhistoriques d’Iroutane, à 7 km d’Imi-N’Ifri, d’Agard-Nouzrou et Ibakaliouine à Tabant, entre autres, regorgent d’empreintes fossilisées de dinosaures. Des sites impressionnants qui attestent de la présence dans la région, il y a 65 millions d’années, de ces énormes créatures mystérieusement disparues. Un projet de dinoparc est d’ailleurs en voie de concrétisation. Sans oublier le musée consacré aux dinosaures et déjà construit à Azilal. Il ouvrira ses portes au public prochainement.
La région recèle aussi un nombre important de gravures rupestres. On en trouve aux alentours du Jbel Rat (à une altitude de 3.797 m). La plus importante concentration de ces gravures se trouve à Tizi-n-Tirghiste des Aït Boualli. Ces sites témoignent de l’existence de civilisations antiques dans ces montagnes il y a 3 ou 4 millénaires.

Patrimoine historique

La région Béni Mellal-Khénifra a aussi un riche patrimoine historique. Elle a toujours été l’objet de la convoitise des hommes et des conquérants. De nombreux sites et monuments témoignent de la succession d’une civilisation autochtone permanente, de forces politiques et d’immigrations consécutives, d’où la diversité linguistique et architecturale bien évidente qu’on y trouve. C’est ce qui atteste de l’authenticité des cultures présentes dans cette région. Des cultures farouchement préservées dans cet espace où les gens ont appris depuis des siècles à tirer leur subsistance d’une nature souvent providentielle.

 

 

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