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Régions

Comment Béni Mellal-Khénifra veut booster son tourisme

Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4907 Le 29/11/2016 | Partager
Un vaste chantier de développement des infrastructures de base engagé
Mise en place de corridors thématiques reliés aux régions limitrophes
Augmenter la capacité d’accueil
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Le grand ksar surplombant toute la ville de Béni Mellal et la plaine du Tadla. C’est un monument incontournable parmi les attractions de toute la région Béni Mellal-Khénifra (Ph. Département du Tourisme)

La région Béni Mellal-Khénifra est-elle en passe de devenir une véritable destination de villégiature? Elle représente bien plus qu’un point de passage et sa position géographique lui permet d’apporter une contribution de premier ordre au secteur du tourisme au niveau national. En outre, l’activité touristique occupe une place très importante dans l’économie locale. En tout cas, c’est ce qui ressort d’une récente étude (mai 2016) réalisée par un cabinet privé (indépendamment du département du Tourisme) pour le compte du Centre régional d’investissement (CRI Béni Mellal-Khénifra).
Créée par le découpage territorial de 2015, Béni Mellal-Khénifra regroupe l’ancienne région de Tadla-Azilal et les provinces de Khénifra et de Khouribga. Son chef-lieu est Béni Mellal. Située au centre du pays, elle est limitée à l’ouest par les régions de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, au sud par celle du Draâ-Tafilalet, à l’est par la région de l’Oriental et au nord par les régions de Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra. La région englobe trois grands ensembles géographiques distincts: la plaine de Tadla, le piémont (appelé aussi Dir) et la montagne  (Haut Atlas et Moyen Atlas). Elle est également considérée comme le carrefour historique des axes routiers desservant les principales villes impériales du Royaume (Marrakech, Fès, Meknès, Rabat) et porte d’accès aux provinces du Sud (Ouarzazate, par la traversée du Haut Atlas via l’axe reliant Demnate et Skoura, et Errachidia, via Imilchil).
En plus, elle dispose d’atouts et de potentialités touristiques, composés essentiellement de ressources naturelles autour notamment des cédraies, des lacs et d’un important patrimoine cynégétique. C’est ce qui permet à cette région d’entrevoir un développement touristique durable et intégré. Voilà pour le côté carte postale.
Afin de valoriser ses potentialités et atouts naturels et culturels, la région s’est franchement engagée dans un vaste chantier de développement des infrastructures de base et la mise en place de projets phares permettant de booster le tourisme régional. Cela dans le cadre des politiques et stratégies établies par l’Etat pour le développement du secteur touristique, notamment le contrat-programme portant sur la mise en œuvre de la Vision 2020. Et aussi le programme du développement intégré du tourisme rural et de nature.

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Toutefois, révèle l’étude, pour matérialiser son positionnement et pour atteindre ses objectifs de croissance, la région Béni Mellal-Khénifra dépendra également en grande partie du développement du produit touristique. Développement qui devrait s’appuyer sur le lancement et la réalisation de projets correspondant à quatre programmes: «Animations, sports et loisirs», «Biladi», «Eco-développement durable» et le programme «Patrimoine et héritage».
Dans le même ordre d’idées, il est nécessaire d’envisager la création d’une offre nature complémentaire. Et ce, à travers la mise en place de produits innovants de qualité, de faible intensité et intégrés tout en gardant une cohérence du produit. En effet, seules une attractivité avérée et une masse critique permettront à la région d’accéder au rang de destination touristique à part entière.
L’étude insiste également sur la mise en place de corridors thématiques reliant Béni Mellal-Khénifra aux régions limitrophes et permettant de valoriser leurs multiples ressources naturelles, culturelles et rurales. Tout en continuant, bien évidemment, à faire du tourisme l’un de leurs moteurs de développement. Et c’est dans cette perspective que Béni Mellal-Khénifra a signé son contrat-programme régional portant sur la réalisation de 58 projets pour une enveloppe globale de 1,1 milliard de DH.
Cependant, et malgré le nombre important de lits dont dispose la région (5.456), la capacité d’accueil reste faible et ne constitue que 2,51% de la capacité litière nationale. Ce qui, par conséquent, représente de véritables opportunités d’investissement dans des unités d’hébergement. D’ailleurs, l’étude a relevé que le secteur touristique enregistre un flux important d’investissements, avec en moyenne 13 projets, totalisant  237 millions de dirhams, validés chaque année. Ces investissements concernent particulièrement les hôtels (3 et 4*) et les maisons d’hôtes.

Préservation, valorisation, promotion

Vu les énormes potentialités touristiques de la région, un programme intégré pour le développement du tourisme rural et de nature a été élaboré en tenant compte du contrat-programme régional (CPR). Le programme en question a fait l’objet d’une convention de partenariat qui a été signée le 29 septembre 2014, au niveau national, par plusieurs départements (Tourisme, Agriculture, Artisanat, Urbanisme, Jeunesse et Sports, Intérieur et Environnement). Il est basé sur la convergence des efforts des différents partenaires tant au niveau central que local pour la création de richesses dans les différentes entités territoriales, à travers le triptyque du patrimoine: Préservation, valorisation, promotion.

 

 

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