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Par L'Economiste| Edition N°:1901 Le 23/11/2004 | Partager

Un débat vient de s'engager sur la réforme de la fiscalité locale. Toutes les parties ont salué l'initiative de favoriser ce débat, avant même que le projet ne soit complètement rédigé et, a fortiori, avant la procédure législative. Il n'y a pas de démocratie sans tous ces bavardages, débats, voire le cas échéant, ces disputes.Valeur aujourd'hui, il y a une partie qui ne s'est guère manifestée: le secteur touristique. En fait, il ne faudrait pas employer le mot «secteur» mais bien plutôt le mot «vecteur», car ces activités concernent tout le monde.Depuis des lustres, ces activités se plaignent de la pléthore de taxes qui ne rapportent pas grand-chose aux caisses locales et qui sont appliquées un peu n'importe comment. Néanmoins, malgré l'importance de ces critiques, ce n'est pas là le point le plus important.Ce qui importe, c'est qu'un plan national, connu sous le nom de «Vision 2010», a été lancé avec le coup de pouce personnel et très appuyé du Souverain. Ce qui veut dire que le tourisme est une stratégie essentielle dans le développement du pays. Mais curieusement, on ne retrouve pas grand-chose de cette grande vision dans le projet de réforme de la fiscalité locale. Les vieilles taxes sont presque toutes maintenues, avec parfois une augmentation des taux, mais rien en face pour stopper les déplorables fiscalisations à la tête du client. Evidemment, si l'on demande aux professionnels ce qu'ils veulent ou peuvent payer, ils répondront «rien». Mais ce n'est pas raisonnable. Chacun doit y aller de sa contribution, d'autant plus que la destination de cette fiscalité est exactement ce qu'il faut au tourisme: l'espace local. En revanche, cette réforme est l'occasion ou jamais, de faire preuve d'imagination dynamique pour simplifier, pour standardiser les règles, à défaut de standardiser les taux, et soutenir cette activité transversale qu'est le tourisme.Nadia SALAH

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