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L'Edito

Vision

Par L'Economiste| Edition N°:1830 Le 11/08/2004 | Partager

Notre reportage dans l'Oriental, vers les frontières de notre voisin l'Algérie, le confirme parfaitement: les gens attendent l'ouverture. Certains depuis longtemps ont investi, dans un petit restaurant, dans des chambres d'hôtes, dans une épicerie mise en self-service… Rien de gigantesque, mais à l'échelle d'une famille, c'est le jour et la nuit, la différence entre le désert du rien et l'espoir qui change la face de toute chose. C'est évident, ces familles attendent un grand changement dans leur vie. Pour elles, l'UMA, ce sera enfin vivre dans une sorte de centre d'un monde, alors que depuis dix ans, elles sont retournées dans une impasse. Même chose de l'autre côté de la frontière, en Algérie: chacun sait que sa vie sera transformée par le passage des voyageurs. Il ne sera plus nécessaire de se cacher pour faire des trafics de bouts de chandelle. Tous les adolescents dormiront la nuit au lieu d'aller avec les hommes faire passer quelques mules. Ces jeunes qui auront raté l'école, appris à trafiquer et à corrompre, auraient pu avoir un tout autre destin…La puissance du commerce libre est telle qu'elle surmonte bien des obstacles. Mais pourquoi poser des obstacles là où il serait si simple de laisser les gens porter les uns chez les autres ce qui est nécessaire à chacun? Les niveaux de vie de l'Asie et de l'Amérique latine sont là pour le démontrer: les pays se développent plus vite, un plus grand nombre de familles vit mieux quand les gens ont le droit de faire librement ce qui est bon pour eux. Mais dans ce coin-ci du monde, encore trop peu de gouvernements font assez confiance aux capacités d'initiative de leur peuple pour laisser les gens conduirent leurs affaires. Il aurait pourtant suffi que les gouvernants du Maghreb aient eu, comme d'autres de leurs pairs dans le monde, la vision d'un avenir qui cesse de reproduire les dos tournés, les haines recuites… en un mot, la vision d'un avenir qui soit différent du passé.Nadia SALAH

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