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    L'Edito

    Vie quotidienne

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4922 Le 22/12/2016 | Partager

    On la redoutait. On l’a. La croissance de 2016 est en réalité une décroissance puisqu’elle est en dessous de l’évolution démographique. Même en s’y attelant  tout de suite (ce qui n’est malheureusement pas le cas), il faudra du temps pour remettre le Maroc sur les rails du progrès qui était le sien, il y a 7-8 ans.
    Quel que soit l’angle  économique que l’on adopte, la conduite des finances publiques est un chaînon important des résultats économiques et sociaux. Cette compétence s’est dramatiquement perdue.
    En revanche, les conséquences, elles, ne sont pas perdues. Entre autres, le risque bien réel de perte de souveraineté du pays.  
    Pour sauver le Maroc de la mise sous tutelle, les ratios financiers doivent être améliorés et stabilisés. C’est vrai, nul ne le conteste. Les entreprises transparentes, grandes et moins grandes, avaient d’ailleurs accepté, en silence, une sur-fiscalité, même si les racines juridiques étaient discutables.
    C’était néanmoins une fausse solution, plus dangereuse encore que le mal: alors que les investissements étrangers et marocains sont déjà pratiquement nuls, Rabat se  construit l’image d’un pays où seuls ceux qui payent des impôts en payent encore davantage (à la place de ceux qui n’en payent pas ou trop peu).
    La pacification fiscale, obtenue la semaine dernière par la Direction des impôts et la CGEM, est bonne à prendre. Cette accalmie ne doit pas nous endormir.
    On est dans la pire des configurations: même pas de gouvernement qui serait (peut-être) capable d’avoir enfin une politique économique et sociale.
    Il faut bien rappeler qu’il y a moins de dix ans, le Maroc était classé avec les pays émergents. Il ne l’est plus. Et  là, ce n’est pas  une histoire de ratio: c’est la vie quotidienne des gens et des familles qui est en question.

     

     

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