×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Vaches maigres et vaches grasses

Par L'Economiste| Edition N°:2406 Le 22/11/2006 | Partager

En activant le dossier des retraites, Jettou a incontestablement pris un gros risque. D’abord risque politique, puisque les syndicats, déjà remontés par ce qu’ils considèrent comme un «renchérissement du coût de la vie», ne sont pas prêts d’accepter le moindre faux pas. Risque financier ensuite, car il s’agit avant tout de renflouer les caisses de retraites pour mieux négocier la dégradation du rapport cotisants/retraités. Nous sommes donc bien d’accord, les arbitrages sont minces sur un chantier où il y a de fortes attentes et pour lequel les implications ne s’arrêteront sans doute pas à un ou deux gouvernements, ni à une ou deux générations. Faute d’avoir anticipé les menaces qui se profilent, de nombreux régimes sont restés figés. Et pendant ce temps, la menace a enflé, enflé jusqu’à devenir un gros bouton qui pointe en plein milieu du visage. Pour s’en débarrasser, l’intervention risque d’être douloureuse… pour tous. La plupart des caisses sont certes confrontées aux mêmes contraintes démographiques. Mais dans le lot, certaines ont fait montre de plus de clairvoyance et il serait dommage de ne pas en tenir compte dans le débat actuel. Le cas de la CIMR est à cet égard éloquent. En 16 ans, la Caisse a connu plusieurs réformes. Celle de Jouahri (actuel wali de BAM), au début des années 90, celle de Guessous un peu plus tard…Dans la liste des mesures prises, certaines auraient été tout simplement impensables il y a quelques années comme la récupération de la capitalisation qui était gérée par les assureurs.Est-ce que le gouvernement a pu faire preuve d’une telle réactivité pour les régimes publics? Le patronat s’oppose au transfert ou à la fusion de la CIMR à d’autres régimes. Et à juste titre d’ailleurs, la gestion indépendante de la Caisse ayant jusque-là été probante. Il est tentant pour le gouvernement de regarder avec un œil d’envie une manne financière de 18 milliards de DH de réserves. Mais ce serait une grossière erreur que de mélanger les vaches maigres avec les vaches grasses.Mohamed Benabid

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc