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L'Edito

Trésors

Par L'Economiste| Edition N°:2351 Le 31/08/2006 | Partager

La rentrée des industriels est amère. Pas à cause du taux de croissance, ni des carnets de commandes, qui sont bons. Les industriels ont perdu un haut fonctionnaire, et quand il leur manque, tout est dépeuplé. Il s’agit de Jamal Eddine El Jamali qui a quitté le ministère du Commerce et de l’Industrie pour une banque. Les industriels, toutes branches confondues, le tiennent pour la cheville ouvrière du programme Emergence et, avant, pour le chef d’orchestre de la qualité, etc. Il fallait s’y attendre: El Jamali n’est ni un robot ni un martyr de la cause industrielle du Maroc, il a sa vie et sa carrière à mener. Résultat, l’industrie se sent orpheline et incomprise… au seuil même de la renaissance que lui promet Emergence.Dépassons ce cas personnel, car il comporte des signaux d’alarme. Dans une masse de 700.000 serviteurs de l’Etat ou de ses démembrements, comment gérer et récompenser les trésors qui y logent, quant tout est rigide et arriéré? Les promouvoir c’est les perdre: leur temps sera aspiré par d’autres tâches que celles pour lesquelles ils étaient les plus compétents. Les laisser en place, c’est les priver des gratifications méritées, et donc prendre le risque de les voir s’envoler vers le privé ou le semi-privé, mais raides. Mobiliser des compléments de revenu, via les entités sous tutelle: c’est bien dangereux. Un jour ou l’autre, quelqu’un, pas toujours de bonne foi, va se demander pourquoi les budgets de ces entités étaient repris par le ministère de tutelle. Quelqu’un, c’est sûr, va crier au népotisme ou au détournement, et bonjour les ennuis, qui peuvent vous emmener jusqu’à la prison.Autre sujet de préoccupation: la préparation des n° 2. Le système marocain de nomination est archaïque, aléatoire et handicapant. Résultat: les compétences s’accumulent mal car elles se transmettent mal.Rien de nouveau dans ces constats. Pis, depuis trente ans qu’il y a un ministère de la Fonction publique, rien de nouveau dans les solutions non plus!Nadia SALAH

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