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L'Edito

Tortue

Par L'Economiste| Edition N°:2262 Le 25/04/2006 | Partager

Indexation. Le mot est magique et chacun l’agite bien volontiers. Cependant, les choses ne sont pas aussi simples. L’indexation du prix de l’énergie (qui comprend aussi l’électricité issue du pétrole) n’est pas facile à réaliser, tant sur le plan technique que sur le plan politique.Certes, chacun le sait, le baril au-delà de 70 dollars n’est pas un prix d’équilibre. C’est un prix de conjoncture. Il reflète les risques politiques du Venezuela, du Nigeria, de l’Irak et de l’Iran, lesquels sont amplifiés par les spéculations et l’absence de capacité des autres producteurs à accroître leur offre. Ce que l’on ne sait pas, c’est combien de temps peut durer cette conjoncture, donc ce niveau de prix aussi élevé. Il y a deux ans et demi, le baril se négociait aux alentours de 20 dollars. Il y a bien peu de chances que les marchés retrouvent une telle aubaine, car un élément structurel a changé: la demande asiatique. La forte montée en puissance des économies indonésienne, indienne et surtout chinoise, a radicalement changé les données des marchés. Cela ne s’arrête pas aux hydrocarbures, mais concerne l’ensemble des matières premières. Plus de 40% de la population mondiale vit dans ces zones qui ont changé de paradigme en moins d’une décennie: à la vitesse s’ajoute donc la masse. Et contre cela, nul ne peut lutter, fut-il le pays le plus puissant du monde, comme les Etats-Unis. Cette fois-ci le Maroc ne peut pas appliquer sa stratégie favorite, qui est, comme les tortues, de rentrer pattes et tête en attendant que passe le danger. Certes, la géostratégie n’est pas le point fort des réflexions politiques marocaines, mais il va falloir s’y mettre sérieusement pour avoir la capacité de faire des paris raisonnables au lieu de se laisser tétaniser par les dangers.Par exemple, se servir des matières premières comme véhicules fiscaux est-il encore une bonne idée? L’idée n’est peut-être pas bonne, mais la question, elle, l’est. Et il y en a beaucoup d’autres de ce genre.Nadia SALAH

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