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L'Edito

Toit ou fondations

Par L'Economiste| Edition N°:2332 Le 02/08/2006 | Partager

Nous vivons une époque où les sciences n’ont jamais été autant sollicitées. Ce qui se passe au Liban est d’ailleurs là pour nous le rappeler… douloureusement, il faut en convenir. Parce qu’il dispose d’une avancée technologique, et donc militaire, un petit pays de 7 millions d’Israéliens impose ses «arguments» à un «monde arabe» de 300 millions d’habitants. Eh oui, tout le débat est là. L’on ne peut revendiquer une suprématie, sans en supporter les efforts d’investissement, de recherche, de développement, de formation. L’intérêt de la science et de la technologie ne peut se mesurer à l’aune exclusive de leurs usages sécuritaires et militaires. Ces disciplines ont un rôle dans la création d’entreprises de hautes valeurs ajoutées. Pour relever ce pari, le Maroc veut former 10.000 ingénieurs par an. Pour l’instant, ce chiffre relève du vœu pieux. C’est comme si en construisant une maison, l’on voulait commencer par le toit et non par les fondations. C’est surtout méconnaître la réalité du terrain. Discutez avec certains enseignants, vous en resterez les bras ballants. Nous sommes loin des préoccupations de tous les jours. Combien sont-il à réaliser l’importance de renforcer l’enseignement scientifique dès l’école primaire. Combien d’élèves, et de parents, sont conscients du rôle d’ascenseur social que peuvent jouer les classes prépa qui conduisent à ces écoles d’ingénieurs. Comment expliquer qu’après avoir été souvent amusantes, ces matières finissent par devenir ennuyeuses, voire compliquées pour bon nombre d’élèves. A coup sûr, il y a des loupés dans l’enseignement de ces disciplines.Pour produire plus d’ingénieurs, il faut d’abord former assez de candidats pour renforcer l’attractivité pour les sciences, les maths et ce, dès l’école primaire, revoir les politiques d’orientation... Nous sommes loin du compte.Mohamed Benabid

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