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    L'Edito

    Timbre

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5221 Le 02/03/2018 | Partager
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    Chassez le black, il revient au galop. La levée de boucliers constatée chez certaines corporations vis-à-vis du droit de timbre est une réaffirmation de l’allégeance à l’opacité des transactions. Ni plus ni moins.

    S’il y avait un doute, il vient d’être levé. Cette résistance confirme bien que les coins de paradis fiscaux ne se trouvent pas toujours là où on les soupçonne, par exemple dans l’exotisme de pays offshore. Gardons-nous pour commencer des faux procès.

    Nul ne peut reprocher au fisc de traquer les mannes à redresser. Justement, à partir du moment où certaines professions acceptent de l’argent, et même beaucoup d’argent pour une partie d’entre elles, il faut, comme n’importe quel autre contribuable, qu’elles acceptent d’en parler.

    Certaines, comme dans la médecine privée, ont la réputation de mener grand train. Par conséquent, il est tout à fait normal qu’elles aient à s’expliquer, à produire des factures. Le difficile retour à des mœurs plus respectueuses des obligations fiscales n’a pas fini d’empoisonner la qualité de l’offre de soins privée au Maroc.

    Les interrogations sont malheureusement révélatrices d’une crise des comportements beaucoup plus grave. En dehors d’une minorité de praticiens intègres, il est rare de voir les acteurs placer la déontologie au-dessus de leurs intérêts commerciaux. Dès lors, il ne faut guère s’étonner si la corporation ne trouve pas toujours un soutien auprès de l’opinion publique quand elle s’expose à la vindicte.

    Compte tenu de l’économie informelle qui sévit à des niveaux pandémiques, ce n’est certainement pas l’unique exception dont les impôts devraient s’occuper. Dans le cas d’espèce, en revanche, les dérives sont économiquement tout autant que moralement condamnables.

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