×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Tares

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5434 Le 18/01/2019 | Partager
    mohamed_benabid.jpg

    Les vaches maigres sont encore annoncées pour les prochains mois à en juger d’après les dernières prévisions du HCP. Même si le petit frémissement sur les scénarios de croissance est toujours bon à rendre, la demande intérieure ne tire pas suffisamment.

    Ni d’ailleurs la demande extérieure qui reste aujourd’hui compromise. Les conséquences économiques de la crise du Brexit sans accord constituant de surcroît l’une des plus grandes menaces sur l’appétit européen et partant des donneurs d’ordre sur le Maroc.

    Au désespoir des entreprises, il ne faut pas non plus trop compter sur la perspective d’une réconciliation de la finance avec l’économie réelle dans un contexte de taux bas. A y regarder de près, les vrais risques sont beaucoup plus pernicieux.

    A force de trop louvoyer sur les réformes, les facteurs de vulnérabilité structurels finissent par alourdir les fragilités conjoncturelles. Il y en a assez. Certains dossiers sont traités de manière étonnamment superficielle, ou sans grandes ambitions.

    Sur d’autres, les efforts semblent plus soucieux de forme que de fond, à la merci de la procrastination politique quand ce n’est pas aux lobbys et rentiers. Ces bilans décevants ont été les marqueurs du dernier quinquennat gouvernemental. Hélas! le temps perdu n’a pas été rattrapé par l’actuel.

    Où sont en effet les ressorts «tout-terrain» de l’économie, les vrais leviers de la compétitivité: le capital humain, l’innovation, la recherche, l’efficience du service public, la réforme du marché du travail.

    La pire des orientations serait de ne pas prendre son destin en main pour soigner ses tares originelles. Celles, coup de grisou économique ou pas, dont il n’est jamais trop tard, ni trop tôt d’ailleurs, pour s’en débarrasser.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc