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Par Nadia SALAH| Edition N°:4843 Le 25/08/2016 | Partager
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Nombreux sont les citoyens qui réclament des programmes politiques précis aux candidats et aux partis. Ces derniers ont déjà commencé leur campagne pour les législatives d’octobre, mais bien peu ont de vrais programmes.
Malheureusement, le programme est devenu une exception, et pas seulement au Maroc. Partout, et au mieux, le parti dessinera un axe général, le moins «clivant» possible, c’est-à-dire qu’il fera des promesses passe-partout, que tout le monde adoptera sans y regarder de près. Il apparaît que le seul bon critère est que ces promesses soient agrémentées de propos hargneux et moqueurs pour les concurrents. Le PJD avait promis un 7% de croissance, certifiant qu’il battrait tout le monde sur le terrain de l’emploi et de l’économie. Cinq ans plus tard, on s’en sort avec une micro-croissance, trop maigre pour faire face à l’augmentation de la population et au taux d’inflation.
Pourtant, bien peu feront le lien entre un programme économique raté et l’augmentation du chômage, l’apparition des ingénieurs sans emploi ou la dégradation des postes de travail, alors que partout, chez les partenaires du Maroc, la reprise est à l’ouvrage.
Le jeu est autre: comment occuper la scène et les esprits sans avoir à ouvrir les livres de comptes? Quel parti politique aime rendre compte sauf à maquiller son action outrageusement? Quel parti politique ne blanchit pas ses échecs gouvernementaux en affirmant que rien n’est de son fait, rien n’est de sa faute?
Il ne faut pas rêver, les partis politiques ne se réformeront jamais tout seuls. Est-ce une raison pour que les citoyens désertent le champ politique?
Pas du tout et bien au contraire. Il leur appartient d’intervenir aussi souvent que possible pour faire fonctionner le système, sans l’abandonner à la seule disposition des partis.

 

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