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L'Edito

Spin doctor

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5583 Le 02/09/2019 | Partager
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L'audiovisuel traverse des eaux agitées. Celles des attaques portées contre le Maroc par des chaînes satellitaires du Golfe, lesquelles réaffirment leur vocation transnationale en lançant des canaux spin-off régionaux. Il convient de ne pas limiter naïvement l’analyse à la perspective corporatiste et industrielle.

Ce n’est pas le sujet. L’offensive émane d’une région explosive, des plus instables mondialement, et où la mobilisation des médias pour asseoir  qui son hégémonie politique, qui  son soft power, est devenue une pratique courante.

L’hypothèse  selon laquelle une bataille pour une influence régionale que l’Arabie saoudite, en particulier, pourrait avoir  engagée, en développant une puissance audiovisuelle à travers diverses sociétés qu’elle contrôle ou influence,  ne fait guère de doute. 

Bien que la majorité des chaînes  saoudiennes soient liées au divertissement, à grand renfort d’émission de télé réalité,   l’enjeu est  surtout de pouvoir garder la main sur des audiences panarabes.

Si elle s’est amplifiée ces dernières années à la faveur des tensions géopolitiques entre Téhéran et Riyad,  cette tendance est en réalité amorcée depuis les années 90,  avec la disparition des systèmes de radiodiffusion nationaux au profit d’une industrie télé dont la propriété et les lignes éditoriales convergent pour concurrencer les Etats.

Ces médias, surtout ceux qui touchent un large public, appartiennent à des hommes d’affaires proches des pouvoirs en place. Ni les mécaniques secrètes de leurs financements, ni l’enchevêtrement de leurs réseaux politico-économiques ne sont identifiés.

D’où des doutes récurrents quant à leur indépendance. Doutes que vient conforter l’absence d’une logique de rationalité économique, la plupart des chaînes  ne réalisant pas de bénéfices. Ce qui plaide pour  d’autres motivations et d’autres scénarios et fait craindre l’existence d’un agenda pour le Maroc. Avec l’audiovisuel dans le rôle de spin doctor.

 

 

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