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    Par Abdelmounaïm DILAMI| Edition N°:4899 Le 16/11/2016 | Partager
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    La finalité d’une Constitution est de permettre de gérer au mieux la Nation. En aucun cas, sous quelque motif que ce soit, elle ne peut être invoquée pour bloquer le pays. Les élections ont eu lieu. Le PJD est le premier parti. Rapidement le Roi a chargé Abdelilah Benkirane de former le gouvernement.
    En effet, la Constitution prévoit que «le Roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des représentants» (art. 47). Ce genre de disposition est fréquent dans les démocraties.

    Or, Benkirane a du mal à former une majorité sachant que les autres partis n’ont pas l’obligation de s’allier à lui.
    A ce blocage, il y a deux explications possibles: la personnalité du chef de gouvernement ou les options de son parti:
    - Si l’échec est dû à la personnalité du chef de gouvernement pressenti, alors, afin de sortir de l’impasse politique, le Roi pourrait nommer un autre dirigeant du PJD; à charge pour ce dernier de former une majorité autour de lui. - Si l’échec est dû à l’incapacité du PJD à réunir une majorité, ce n’est pas parce que la Constitution est silencieuse qu’il n’y a pas de solutions.
    On en a deux: soit organiser de nouvelles élections, soit le Roi désigne un autre chef du gouvernement, capable de réunir une majorité. Les élections sont par nature lentes et coûteuses. Reste l’autre sortie: le Roi nomme une autre personnalité, à charge pour elle de construire une majorité au Parlement.
    Bien évidemment, il appartiendra au Conseil constitutionnel de se prononcer sur l’interprétation des textes. En tout état de cause, et quels qu’en soient les prétextes, nul ne peut admettre que le pays et ses institutions  deviennent  les otages de la bonne ou mauvaise volonté des partis politiques.
     

     

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