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    L'Edito

    Samir

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5153 Le 22/11/2017 | Partager
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    Voilà 3 ans que la Samir ne travaille plus;  4 ans et demi qu’Amoudi, l’actionnaire de référence,  a reconnu des pertes d’exploitation colossales… Et 22 ans que la privatisation de la raffinerie pose problème.

    En 1995-96-97, le Budget avait urgemment besoin de recettes: il fallait vendre à tout prix (sans jeu de mot) et même «pré-vendre» avec les très dispendieux «bons de privatisation»  pour encaisser l’argent tout de suite et céder les entreprises plus tard.

    C’est ainsi que le secteur pétrolier s’est retrouvé dans la nature, sans référentiel, ni politique.  Avec le recul, il fut heureux que les distributeurs aient su ce qu’ils voulaient. Cela nous a peut-être évité de violentes ruptures de service, c’est-à-dire d’avoir une série de petites Samir, en plus de la grosse.

    Ce fut si pénible, que l’Etat dût relancer l’appel d’offres et se contenter d’un sous-fifre à l’identité imprécise. Pour n’encaisser que 4 milliards de DH, dont 1,5 pompé en Bourse auprès des épargnants locaux. Il fit en plus le cadeau de la SCP de Sidi Kacem (pour laquelle une enquête spécifique ne serait pas de trop).

    4 milliards de recettes il y a vingt ans, pour 40 milliards de dettes aujourd’hui! Dès 2002 Abraham Serfaty avait déclaré à L’Economiste que «l’Etat avait été naïf» (sic).

    Quoi qu’il en soit, aujourd’hui l’Etat en tant qu’administration et  le gouvernement sont paralysés de peur de leur ombre. Depuis cinq ans ils repoussent  les échéances, fussent-elles judiciaires.

    Il n’existe pas de mal pire que de se montrer indécis quand successivement, tous les organes de sécurité ont fléchi  devant un homme (aujourd’hui en prison dans son pays): le Conseil d’administration, les banques, les auditeurs et commissaires aux comptes, le CDVM, le ministère des Finances. Et ne parlons pas du premier concerné depuis 20 ans, le ministère  chargé de l’Energie.

     

     

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