×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    L'Edito

    Revenez demain!

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4785 Le 01/06/2016 | Partager
    benbabid_edito.jpg

    Les histoires de grèves ne sont jamais belles à raconter. Souvent l’on en mesure les coûts économiques et sociaux, rarement l’issue, les bienfaits et encore moins le fait générateur. Pour une économie marocaine toujours exsangue, les compteurs continuent sur ce front de tourner.

    Le pays n’a toujours pas soldé le passif de 2015: 193.000 jours de travail perdus pour les 9 premiers mois de l’année seulement. Il y a une autre histoire tout aussi moche à raconter sur les grèves. Celle d’une société indifférente aux maux des plus faibles lorsque ceux-ci font les frais de la conflictualisation régulière des rapports employeurs/ employés, et tout particulièrement lorsque l’employeur est l’Etat. La dégradation ainsi que l’insuffisance en infrastructures sociales et/ou de santé (voir en page 34) continuent de pousser des centaines de malades à tenter de chercher du réconfort médical dans les grandes villes.

    Bien entendu, personne ne se soucie de vérifier si le service minimum fonctionne vraiment ou pas. A ces patients éconduits devant les grilles fermées de CHU, l’on répond entre cynisme et mépris, «revenez demain»! Comment peut-on «revenir demain» quand on est souffrant? Mais de quelle matière sont donc faits les préposés à la noble mission de santé publique?

    Les comportements de ces équipes de soins, ces images dignes de scènes de camps de réfugiés ne flatteront certainement pas notre ego. Elles traduisent les tares originelles qui continuent de miner un peu partout le sens des responsabilités, le processus de conscientisation autour de ce qui devrait être les vraies priorités. Elles ne peuvent justifier aucune cause syndicale. Qu’on le veuille ou pas, c’est une défaite de l’Etat de droit même si elle s’appuie sur le droit, sacré, à la grève.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc