×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Petits pas

Par L'Economiste| Edition N°:1510 Le 02/05/2003 | Partager

Un peu moins de travail, un peu plus d'argent. Ce peu, c'est quand même mieux que ce qui fût offert jusque-là par 10 ans de Dialogue social: des slogans. Il y a comme une malédiction du social: une demande forte, beaucoup d'acteurs, des syndicats, des ONG, des experts, des réunions… mais au finish, ni amélioration de l'emploi, ni assurance-maladie obligatoire, ni retraite garantie. Tout est promis, rien n'est jamais commencé. Cette année, la diminution de l'horaire de travail et la hausse du Smig peuvent sembler un gadget pour les nantis. En fait, pour les salariés les plus faibles, c'est un petit pas concret qui touche leur poche et leur coeur . Il peut crédibiliser l'action des syndicats et leurs dialogues avec l'Etat et le patronat.Certains rappelleront que la hausses ne concernent que le Smig et que les smigards sont une minorité. C'est vrai, dans les secteurs modernes où des ouvriers et des employés de base touchent 2 fois ce montant. Mais dans les PMI, ils sont la majorité. Pire encore, comme dans des administrations, ou l'informel, le Smig n'est même pas appliqué. Plus que la hausse, l'application de la mesure aura des effets sociaux et économiques. Quant à l'horaire de travail, il peut sembler aussi futile pour des employés de bureau, cadres et fonctionnaires qui ne font déjà que 40 heures… de présence, et 20 heures de travail effectif, entre la pause-café et la médisance sur les collègues. Mais la diminution de l'horaire importe beaucoup aux centaines de milliers de travailleurs de l'industrie et du bâtiment, prisonniers de la production. On ne peut qu' espérer de ce 1er Mai une nouvelle dynamique, que les partenaires sociaux tournent la page de la politisation stérile du social, et qu'ils commencent à bâtir, brique par brique, un système, en fonction de ce que l'économie peut payer. Ce n'est que par ces petits pas que les syndicats, laminés et divisés, peuvent ramener les ouvriers et les employés vers leurs grandes marches du 1er Mai. Khalid BELYAZID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc