×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Parlement

Par L'Economiste| Edition N°:939 Le 19/01/2001 | Partager

Aujourd'hui, le Parlement discute du résumé du rapport de la Commission d'enquête sur le CIH. Le travail de cette commission est une première dans la vie démocratique du Royaume. Naturellement, ce que la majorité des citoyens attend, c'est de savoir où est passé le colossal déficit du CIH et les noms de ceux qui en ont profité ou bien qui n'ont pas veillé correctement sur l'argent de la banque. Au-delà de la volonté du «plus jamais ça», il y a bien sûr pas mal d'arrière-pensées pas jolies-jolies, mais c'est la nature humaine...Néanmoins, puisque c'est le Parlement, autrement dit le monde politique par excellence, qui a maintenant ce dossier entre les mains, il a une chance historique d'entrer par la grande porte dans la stratégie du développement national.En effet, le hasard vient de donner un éclairage très politique au dossier du CIH qui a longtemps été la seule banque du tourisme: la semaine dernière, l'Etat et la CGEM ont signé, sous l'impulsion de SM le Roi, le contrat par lequel tous les partenaires se mobilisent autour de la nouvelle politique du tourisme. Or, l'expérience a montré que le système s'appuyant tout entier sur le CIH était bien fragile. Le travail de la Commission parlementaire le prouve. C'est donc l'occasion pour le Parlement de s'imprégner de toute la stratégie financière de la nouvelle politique du tourisme, pour veiller à son tour à ce que chaque texte, venant devant lui, soit cohérent avec cette stratégie. Quand la Loi de Finances, les textes de réforme bancaire, ceux de la Bourse, ceux des hypothèques... arrivent au Parlement, il lui faudra veiller à ce qu'ils s'accordent avec la nouvelle politique; de même qu'il lui faudra veiller à ce que l'argent public mis dans le redressement du CIH ne vienne pas la contredire. Ou encore, que l'esprit avec lequel sont approchés les conflits de cette banque avec ses débiteurs ne jette pas à bas le redressement du tourisme marocain. Or, jusqu'à présent, on ne peut pas dire, mais pas du tout, que cette cohérence soit là!Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc