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    Par Nadia SALAH| Edition N°:4746 Le 07/04/2016 | Partager
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    Sur les questions de retraite des (seuls) fonctionnaires, les syndicats se sont refait une santé politique et médiatique. Et ce sur le dos quasi exclusivement du chef de gouvernement: il faut reconnaître que les diverses tendances de son propre parti, et surtout de son propre gouvernement, n’ont été ni très engagées, ni très agiles à le soutenir.
    C’est bien regrettable.
    En effet, depuis plus de deux décennies, ce projet de réforme est le seul qui présente enfin une chance de survivre et de pérenniser les droits des cotisants. Ceux qui reprochent à ce toilettage de «n’être que paramétrique» devraient au contraire l’en féliciter: on a appris un nouveau mot pour dire qu’en modifiant quelques taux par-ci et par-là, le projet arrive à sauver l’essentiel. Pas plus, pas moins, et c’est heureux. Car on se souvient avec quelle désinvolture les retraites des fonctionnaires ont été gérées depuis l’Indépendance. On en est arrivé à ce qu’elles ouvrent des droits sans rapport avec les devoirs: magnifique privilège de la fonction publique.
    La position du chef de gouvernement limitant autant que faire se peut le recours aux financements par les autres salariés du privé est équitable. Les cotisants des autres régimes ont systématiquement financé l’équilibre de leurs propres caisses. Ils ont compris et accepté toutes les «réformes paramétriques» qu’exigeait chaque situation démographique et financière. Au nom de quoi, la fonction publique peut-elle réclamer le maintien d’un statut d’exception?
    En plus des raisons de finances et d’équilibre de gestion, il y a là des questions d’équité et de justice. N’est-ce pas de bons paramètres à préserver?
    Soyons raisonnables: chercher des raisons de casser les pieds du chef de gouvernement n’est pas un argument suffisant pour refuser cette réforme essentielle.

     

     

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