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    L'Edito

    Niaque

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5170 Le 18/12/2017 | Partager
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    Le patronat ne rougit pas de son tableau de chasse pour le Budget 2018, mais tente de canaliser utilement l’inquiétude qui monte chez sa base. Le pack fiscal pour la prochaine loi de finances ne répond que partiellement aux attentes. Il lui manque l’essentiel: une thérapie de choc pour la compétitivité.

    Dans un contexte de pressions sur les trésoreries, et alors que la plupart des industries luttent, qui pour survivre, qui pour grandir, la jauge de l’accompagnement public se mesure sur deux niveaux: les délais de paiement et l’investissement. L’Etat n’arrive malheureusement à se discipliner ni sur le premier, ni sur le second.

    Le tunnel des crédits de TVA s’est à cet égard avéré être un trou sans fond. Il y a bien eu des engagements de remboursement, mais pour mesurer l’efficacité du dispositif, encore faut-il empêcher le compteur de tourner. Impossible avec un cadrage macroéconomique qui semble se soucier plus d’objectifs nominaux que d’enjeux de réformes structurelles. C’est ce que souligne aussi le FMI sur un ton diplomatique sibyllin et châtié (voir notre rubrique De Bonnes Sources).

    Le problème avec ce genre de démarche c’est que l’on peut avoir raison sur les efforts de soutenabilité budgétaire, mais avoir tort sur la survie des entreprises, principales victimes de cette prise d’otage du recouvrement. Le fisc, à l’écoute de l’entreprise, de l’aveu même de la CGEM, est crédité aujourd’hui d’un esprit positif dans ses rapports avec le contribuable.

    Cependant, la rhétorique rencontre rapidement ses limites, celles des orientations politiques. L’Etat n’arrive pas à se détacher de ses circuits de financement classiques. Forcément, dans ces conditions, les impôts sont amenés à faire du chiffre, c’est inéluctable. Lorsque ces pressions se doublent, qui plus est, d’atermoiements comme pour la charte de l’investissement, difficile pour l’entreprise marocaine de retrouver la niaque.

     

     

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