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    L'Edito

    Miracles

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5343 Le 04/09/2018 | Partager
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    La rentrée est révélatrice du bulletin de santé pour certaines filières. Pour le cahier scolaire, c’est à peu près la même rengaine depuis au moins une douzaine d’années.

    Les Tunisiens, encore et toujours. Ils auraient précipité les déboires de la production nationale et la disparition de marques légendaires qui continuent d’interpeller quelques nostalgiques comme Somapa.

    Dès le départ, le Maroc a eu raison d’y regarder de près, mais jusqu’ici les contre-attaques n’ont pas permis d’atténuer la vague. Le cahier tunisien est toujours là en dépit de mesures antidumping. Une fois écartée la piste du bouc émissaire, ne reste plus qu’une hypothèse, celle du déficit de compétitivité.

    Encore une fois, sans céder à une quelconque naïveté, reporter les problèmes locaux sur le dos des autres est contre-productif. C’est le fameux piège à éviter de l’explication par le monopole, pour citer, par analogie, l’économiste Ronald Coase.

    La compétitivité, on le sait, est une question de fine tuning et suppose un dopage à l’innovation. Plus les entreprises innovent, plus elles se positionnent sur des produits distinctifs et plus elles sont à l’aise dans leurs capacités à se défaire de barrières concurrentielles, voire même d’exporter.

    Or le tissu entrepreneurial marocain est handicapé sur ce plan, et le marché du cahier scolaire ne fait pas exception, car il pâtit de l’environnement général des affaires. Le Maroc ne parvient pas à remédier aux faiblesses qui empêchent le pays de décoller et inhibent certains de ses atouts.

    Deux exemples: la productivité globale des facteurs, reflet de nos performances humaines et technologiques, stagne à notre niveau de... 1965!, tandis qu’une entreprise seulement sur 100 exporte. Dans ces conditions, difficile de faire des miracles.

     

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