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    L'Edito

    Mépris du citoyen

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5315 Le 16/07/2018 | Partager
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    Un nouveau système de contrôle a été mis en fonction au port, par Marsa Maroc. L’objectif est excellent. Mais le démarrage a des ratés.  Les transitaires et transporteurs protestent. Marsa nie les difficultés et les reconnaît en même temps, puis accuse le président des transporteurs d’avoir des objectifs politiques. Ce dernier menace de bloquer les ports ce lundi soir, 16 juillet 2018. Le ministre du Transport se rend invisible, conformément à la politique du PJD, laissant s’aggraver les problèmes des citoyens, tout en évitant d’apparaître.
    Qu’il y ait des couacs dans le lancement d’un nouveau système, c’est normal.  C’est désagréable, mais tout le monde le comprend. Il y a même une expression toute faite pour designer ce moment: «Essuyer les plâtres» qui sous-entend qu’on va avaler de la poussière.
    Sauf qu’ici, ça ne va pas du tout. On rejette les difficultés du système vers les citoyens, les clients et les usagers. Honnêtement, quel était le risque d’alléger pendant quelques heures, même quelques jours, le contrôle des conteneurs, juste pour que le système soit bien rodé? Un risque infinitésimal. Quelles sont les conséquences de bloquer des camionneurs pendant des heures et des heures en pleine canicule, sans même leur dire quand ils pourront repartir pour gagner leur vie?  Des conséquences immenses. 
    Pas la peine de faire un dessin: une rigidité tente de masquer un défaut banal. Sur le champ,  la situation change radicalement de nature: la rigidité se transforme en abus de pouvoir, le défaut devient incompétence et le tout s’enracine dans le mépris social contre les petites gens qui n’ont pas les moyens de faire valoir leur droit de travailler en paix. Et tant pis si cela se produit à des stades stratégiques comme le port, tant pis si cela aggrave les difficultés économiques et sociales de tout le pays. Tant pis si cela contribue à casser le lien social, déjà si malmené aujourd’hui.

     

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