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L'Edito

Mauvaise piste

Par L'Economiste| Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager

Pour alimenter le fonds de solidarité sociale, le gouvernement a décidé d’instituer une contribution (en réalité, un nouvel impôt) de 4,5% sur le résultat comptable (et non fiscal) des banques et des organismes de crédit. Les compagnies d’assurances, elles, vont devoir supporter une ponction de 1,5% de leur chiffre d’affaires (primes, surprimes et cotisations perçues). Idem pour les opérateurs télécoms qui devront payer 1,5% de leur chiffre d’affaires hors taxes et frais d’interconnexion.
Certes, même si elle n’est encore qu’à l’état de projet, l’idée laisse pantois. Surtaxer des secteurs qui sont aussi parmi les tout premiers contributeurs au Trésor, est une fausse-bonne idée. Quel qu’en soit le motif.
Disons-le, le gouvernement est tombé dans le piège de la facilité en espérant frapper un coup dans l’opinion. Après tout, faire «payer les riches» et traire toujours plus les «vaches à lait», ça peut vendre. Mais là, il s’agit clairement d’une mauvaise piste. Les banques, les assurances et les sociétés de financement, pour ne prendre qu’elles, supportent déjà le tarif le plus haut de l’impôt sur les sociétés. Ce régime discriminatoire était censé être provisoire. On sait ce qu’il en est advenu. Par ailleurs, les télécoms sont engagées dans un nouveau cycle de mise à niveau technologique et de rénovation des équipements. Un nouvel impôt ne peut que déstabiliser les opérateurs, contraints de revoir leur business plan. L’impôt tue l’impôt, mais aussi l’investissement. Pourtant les gisements d’exploration de nouvelles recettes ne manquent pas. Plutôt que de presser toujours les mêmes, le gouvernement serait inspiré de travailler à l’élargissement de l’assiette de l’impôt, et à mettre de l’ordre dans les dépenses publiques. Aux dernières nouvelles, il devrait recruter près de 26.000 fonctionnaires. Bel exemple de rationalisation!

Abashi SHAMAMBA

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