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L'Edito

Mauvais exemple

Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:4761 Le 28/04/2016 | Partager
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Le problème du handicap est une question tellement complexe qu’il ne saurait être appréhendé que par des indicateurs ou des tableaux PowerPoint aussi beaux et détaillés soient-ils. C’est bien d’aller chercher de l’information sur le terrain, mais c’est encore mieux de la traduire par des politiques transversales et efficaces. Sur ce point, on est très loin du compte. C’est la responsabilité certes du gouvernement, et au-delà, celle de toute la société.
On aurait par ailleurs tout faux d’orienter tous les projecteurs vers le handicap physique. Les ménages sont aujourd’hui dans le désarroi face au handicap mental et ce, quelle que soit sa forme ou sa sévérité.
Dans ce domaine, la prise en charge est proche de zéro, excepté l’action de quelques ONG qui s’investissent comme elles peuvent. Le plus choquant c’est le choix que réserve l’Education nationale aux enfants atteints d’un handicap mental.
Le mode de fonctionnement de l’école publique ayant été pensé pour n’accueillir que des élèves «normaux», pour les autres, c’est la déscolarisation faute de structures adaptées. Une double peine qui ne semble guère émouvoir l’opinion, ni faire bouger les responsables politiques. Il s’agit là d’une violation des droits fondamentaux de l’enfant. Le droit à l’instruction est reconnu par la Constitution, par conséquent, les pouvoirs publics doivent s’assurer qu’il n’est pas que sur le papier.
Une société évoluée n’est pas seulement jugée par son niveau de vie ou la qualité de ses infrastructures, mais surtout, par sa capacité à prendre en charge les populations les plus fragiles et à accepter les différences. L’école publique est à cet effet, le mauvais exemple dans l’absolu.

 

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