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L'Edito

Maturité

Par L'Economiste| Edition N°:3369 Le 24/09/2010 | Partager

Jusque-là passif sur les retraites, le gouvernement a décidé de prendre le dossier au sérieux. L’inscription d’un dispositif de réforme à l’actuel projet de budget a sans aucun doute pris de court tout le monde. Tant mieux. Le recul de l’âge de retraite en particulier fait partie de ces révolutions juridiques qui probablement vont faire quelques vagues. Il ne fait pas de doute que le sujet sera largement débattu lors des prochaines semaines au Parlement. Si la réforme arrive à bon port, ce sera en réalité la survie des millions de pensions futures, enfin pérennisées. Car, ne l’oublions pas, il s’agit de déficits qui se mesurent en milliards de dirhams d’unités. L’Etat peut bien s’endetter pour financer son train de vie, ses investissements. Pour les caisses des retraites, il en va autrement: seules les primes, ou le cas échéant, l’allongement de l’âge de retraite, ou la baisse de niveau de pension, permettent de garantir les services qu’elles offrent. Mais il ne faut pas commettre l’erreur de reporter la facture sur les générations futures. La crise des retraites n’est évidemment pas que marocaine. L’éventualité d’un nouvel âge de départ à la retraite ne l’est pas non plus: l’actualité internationale est là pour le rappeler.Même si, pour ses détracteurs, cette mesure peut paraître moralement critiquable (les employés étant amenés à travailler plus longtemps), il n’en demeure pas moins qu’elle est économiquement justifiée. Le gouvernement semble manoeuvrer intelligemment. L’impopularité prévisible de cette disposition ne pourrait être combattue qu’à certaines conditions. La première est qu’elle entre en vigueur par étapes et à petits pas. C’est ce qui semble être prévu puisqu’il est question d’un dispositif provisoire. La seconde est que son opportunité soit expliquée à la population. Pour que la réforme soit perçue comme un gage de maturité.Mohamed BENABID

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