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L'Edito

La Mode

Par L'Economiste| Edition N°:1626 Le 20/10/2003 | Partager

Ne pensez plus machine à coudre, pensez défilé de mode. Le nouveau textile, c'est cela. L'Amith cherche un nouveau positionnement pour son industrie, elle l'a trouvé. Et comme c'est le premier secteur en effectifs et en exportations, la leçon devrait être tirée par les autres, tous autant menacés par l'ouverture des marchés et les ambitions de la Chine.Aux assises de Marrakech, le textile-habillement a tourné définitivement la page des complaintes. Les menaces graves sont reconnues, mais pour bâtir autour d'un contrat-programme. Et l'Etat a bien réagi avec une brochette de ministres, et des réponses. Sur le fond, il s'agit de sortir du seul avantage comparatif du coût main-d'œuvre, qui est détruit, pour redéployer l'activité avec plus de valeur ajoutée. Ainsi, ce secteur ne vendra plus la pauvreté des Marocains mais leur intelligence. D'ailleurs, les mots sont révélateurs: on passera de la “sous” traitance à la “co” traitance avec les clients. Presque une égalité. Tout industrie qu'il est, le textile ne sera plus des actes physiques sur la matière; il y aura de plus en plus de services, c'est-à-dire de l'intelligence humaine. Le sourcing, le modélisme, la collection…activités de création, seront des fonctions aussi importantes que les physiques teinture, coupe et couture. Plus encore, la logique du secteur sera inversée: il était de la production, pour des marchés intérieurs et extérieurs donnés; il sera de la vente, de la relation client, du marketing.Ce sera difficile pour ses hommes et ses femmes (et elles sont la majorité), ses entrepreneurs, ses cadres, ses ingénieurs; mais ils ne seront plus des exécutants de commandes ou d'ordres de travail, mal payés, mais des créatifs de richesses, de beauté, de mode. Tant mieux pour eux et pour tout le Maroc, dont ils sont le cœur industriel. Leur métier-symbole ne sera plus une piqueuse exploitée mais un mannequin en beauté.Khalid BELYAZID

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