L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

La presse et le public en sont réduits à spéculer sur les signes, les quasi-signes, les faux signes... Ce qui frappe dans les débats politiques actuels, c'est l'absence de transparence. Cela est devenu indigne d'un pays comme le Maroc. Le public a le droit de savoir s'il y a des négociations entre les formations politiques. Quels sont les points d'accord et les points de désaccord. Il est intolérable qu'ils continuent à nous considérer comme des mineurs. D'ailleurs à notre époque, même les enfants n'acceptent plus d'être tenus à l'écart.
Nous avons voté et nous avons le droit de savoir quel usage est fait de nos votes. L'absence de transparence fait fleurir le double langage, la surenchère verbale et développe l'irresponsabilité.
En comparaison, le monde de l'économie nettement plus transparent, aussi bien au niveau de l'Etat que du privé, a pu vérifier que le développement de l'information se révèle être un facteur positif à tous égards. Le monde politique devrait profiter de la leçon.

Un parti politique n'est pas la propriété exclusive de ses dirigeants. Outre ses militants, il appartient également à ses électeurs. Ce sont ces derniers qui lui donnent la légitimité. Il est malheureux de constater que, tout comme il y avait en son temps des «Kremlinologue» nous risquons de retourner à l'époque des «balimanolgues» pour scruter les signes et les interpréter (Balima est le nom d'un café célèbre dans les années quatre-vingt situé en face du Parlement).
La démocratie ne s'arrête pas au vote, c'est une pratique et un comportement. L'information et la transparence sont les premiers signes du respect démocratique dû au peuple.

Aabdelmounaïm DILAMI

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