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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:112 Le 13/01/1994 | Partager

Dans les débats sur le projet de Budget au Parlement comme dans les prises de position des Chambres de Commerce et d'Industrie, deux points méritent d'être relevés.

Il s'agit des axes de politique économique contenus dans le projet et des capacités réelles de financement du Budget proposé. Ces deux points sont réciproquement liés. Si l'exécution bute sur le financement, alors la question de la politique économique n'a plus lieu d'être, et inversement, puisque l'axe politique n'apparaît pas clairement il n'y a aucune raison pour que les concepteurs du projet se soient préoccupés de lui trouver un financement fiable. Ces remarques ne sont pas des figures de style; mais au contraire, des questions de la plus haute importance.

L'important gap budgétaire annoncé ainsi que le type de dépenses envisagées comportent un ensemble de conséquences sur le tissu économique et sur les entreprises.

La plus immédiate de ces conséquences est le risque de réformation rapide des arriérés de paiement. Dans un premier temps, probablement vers mai ou juin 1994, les arriérés intérieurs vont se reformer vis-à-vis des créanciers de l'Etat que sont les entreprises.

Ensuite, compte tenu de la masse et de la nature des achats d'équipements à faire à l'étranger dans le cadre du Budget, ce sont les réserves en, devises qui vont s'amenuiser.

Parallèlement, on sait, pour l'avoir expérimenté à la fin des années 70 et au début des années 80, que les hyper-protections sur le commerce extérieur entraînent automatiquement la baisse du dynamisme à l'exportation, qui est pourtant un poste stratégique en matière de devises.

A travers la nature du déficit programmé, comme par la nature des recettes envisagées, c'est une situation périlleuse qui risque de se reformer.

Abdelmounaïm DILAMI

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