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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:111 Le 06/01/1994 | Partager

Les actions de la CIOR ont rencontré un grand succès dans le public. Globalement, la demande fut plus de sept fois supérieure à l'offre. Déjà, lors de la privatisation de la CTM, l'engouement fut important.

Un certain nombre d'enseignements s'imposent.

La privatisation est bien accueillie par le public. Cette politique, qui fut initialement jugée néfaste par les uns et dangereuse ou risquée par les autres, s'affirme être un succès indéniable.

La leçon dépasse cependant la politique de cession proprement dite et apporte les éclaircissements sur l'état réel de l'opinion publique vis-à-vis de son propre argent comme vis-à-vis des institutions.

D'abord, il faut jeter au panier les idées misérabilistes: les épargnants existent, ils savent faire leurs comptes et profiter des bonnes occasions. Ils sont tout, sauf des êtres immatures qu'il faut assister dans leurs prises de décisions.

Il faut mentionner la force acquise par les méthodes de communication et d'information. Cette force est le signe de la modernisation profonde de la société marocaine.

Ensuite, il y a une couche moyenne, et elle est très soucieuse d'épargne productive, ce qui est le meilleur ressort pour une allocation efficace des ressources.

Enfin, le succès est une démonstration de confiance dans les institutions économiques mais aussi politiques, au moins autant que peut l'être un vote. C'est en effet leur argent que les acheteurs ont apporté, et rien n ' est plus sensible que l'argent.

Au Maroc, la classe moyenne, pilier de la société moderne, n'est pas aussi pessimiste que les discours politiques le laissent parfois croire.

La classe politique devrait tenir compte de ces réalités sous peine d'élargir son déphasage par rapport à la société civile.

Abdelmounaïm DILAMI

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