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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:51 Le 29/10/1992 | Partager

    Par delà les idéologies et les divergences politiques, l'esprit libre se révolte devant l'injustice et l'acharnement du sort.

    Plus d'une décennie de souffrances, de morts et de destruction, tel est le calvaire que vit le peuple irakien.

    La cause en est la mégalomanie de ses dirigeants d'abord, et l'incohérence revancharde des grandes puissances ensuite.

    L'Irak est un pays potentiellement riche, son sous-sol regorge d'or noir, il avait tout pour réussir, sauf les hommes qu'il fallait. Sous la férule du Baâth nationaliste et fascisant, le peuple Irakien n'a jamais pu profiter des richesses de son pays jusqu'au jour où sa vie s'est transformée en cauchemar permanent.

    D'abord la guerre contre l'Iran qui a décimé et fauché une partie non négligeable de la population jeune et active du pays.

    Ensuite la guerre du Golfe s'est achevée en désastre militaire et stratégique. Dans n'importe quel pays, quel que soit le type de régime, les dirigeants politiques responsables en auraient tiré les conclusions qui s'imposaient, la moindre des choses aurait été une révision totale des grandes options stratégiques.

    Nasser en 1967, après la défaite, avait offert de démissionner.

    L'Irak fut, quant à lui, entraîné dans une autre aventure stratégiquement absurde qui n'avait aucune chance de réussir, mais apparemment le rationnel avait émigré ailleurs

    La conséquence en fut un calvaire encore plus grand et une souffrance plus terrible qu'endure et continue à endurer le peuple irakien.

    L'acharnement contre l'Irak dont font preuve les grandes puissances, actuellement, touche à l'irrationnel.

    Le peuple irakien, victime de la dictature interne, se trouve également désormais soumis à la dictature des grandes puissances. Il paye et continue à payer le prix du sang pour ses dirigeants.

    Abdemounaïm DILAMI

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