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Par L'Economiste| Edition N°:624 Le 26/10/1999 | Partager

C'est une première dans l'histoire de la comptabilité. La CNSS avait corrigé une erreur de 30 millions de Dirhams, elle la rétablira. Les 15.000 veuves garderont donc les fractions de pension liées aux enfants, même devenus adultes. On ne reprendra plus la Caisse à corriger ses comptes!
Tant mieux pour ces veuves de bonne foi. Tant pis pour les actifs et les entreprises qui paieront l'ardoise de la négligence administrative. Il y a peu de chances que le Conseil d'Administration qui les représente annule un jour cette mesure "conservatoire".
Le motif "social" est invoqué; motif oublié pour de multiples catégories de retraités ou d'invalides, tout aussi pauvres. La raison n'est pas la compassion, mais l'occupation de la rue. D'autres ayant compris la leçon utiliseront l'arme du sit-in, pour des droits légitimes ou imaginaires. Déjà les diplômés-chômeurs annoncent des marches de protestation.
Tous ceux qui protestent n'ont pas forcément raison, et ceux qui osent descendre dans la rue ne sont pas forcément les plus opprimés. Mais le recours désordonné à la rue est révélateur d'un malaise social.
Sur la forme, c'est un moyen de communiquer avec un environnement sourd muet: dans ce cas, qui a expliqué aux veuves l'erreur, puis leurs droits?
Sur le fond, les gens attendent l'amélioration de leur quotidien et ne voient même pas un début de solution. Même quand ils veulent se prendre en charge, ils se heurtent à des administrations méprisantes des cas individuels, introverties dans leurs procédures internes.
On ne peut encourager ce recours à la rue, car il présente des risques de dérives. Mais parfois les administrations créent plus de désordre dans le pays que les veuves dans la rue.

Khalid BELYAZID

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