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    L'Edito

    Investissement

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5357 Le 25/09/2018 | Partager
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    Dans le débat sur la relance, la question de l’investissement public se profile toujours en filigrane. Tous les gouvernements s’accordent sur la nécessité d’en faire un bol d’air pour la croissance.

    Qui s’en plaindra? Si c’est la perspective de commandes futures pour des entreprises qui végètent, l’investissement public est dans son rôle, celui de stimulant à même de rattraper des insuffisances de marché et l’économie a tout à y gagner.

    Un levier que le FMI promeut régulièrement: une hausse d’1 point de PIB de dépenses d’investissement augmenterait d’environ 0,4% le niveau de la production l’année N et de 1,5% l’année N+4.

    Au cours de ces dernières années, l’investissement public grève en moyenne le PIB marocain de plus de 17 points. Que l’on se rassure, le coup de rabot, annoncé par le prochain budget, fait à peine frémir les engagements. C’est toujours beaucoup compte-tenu des ressources du pays.

    A plusieurs titres, c’est donc un sujet sérieux qui mérite toutes les attentions. Reste un détail et pas des moindres: réduire l’écart entre une manne aux vertus idéalisées et un impact qui n’est pas assez perceptible sur le terrain.

    Pour ne prendre que les exemples de chantiers de voiries repris inlassablement, ceux de bâtiments où les impératifs de productivité, de besoin ou d’emplacement font défaut, l’on se doute bien que l’investissement public continue de traîner son éternel boulet, celui du gaspillage, du déficit de rendement et d’efficacité.

    Lorsque les moyens publics sont mobilisés, mais ne jouent pas un rôle d’outil de régulation économique, il faut bien évidemment s’inquiéter.

    Et d’abord sur la question collatérale du financement. En appuyant avant tout sur la pédale des hausses d’impôts, la sous-utilisation de l’investissement public serait non seulement inefficiente, mais suicidaire.

     

     

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