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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

D’habitude, quand il pleuvait, tout le monde, au Maroc, devenait optimiste. Cette année, pas de chance, les regards ne sont pas rivés sur les pluviomètres, mais ils le sont sur les chaînes d’information en continu pour voir en direct les chutes des Bourses de Tokyo, du Golfe, de Paris… et faire plonger la Bourse de Casablanca. Un effet de mimétisme qui peut être très préjudiciable à ceux des investisseurs qui ont acheté dans l’euphorie de la fin de l’année 2007 et de la première moitié de 2008.Un autre point retient l’attention: le retrait de l’offre publique de vente de Trarem. Proposée chère par rapport à ses fondamentaux, Trarem a fait volte-face; un exercice malencontreux, que l’entreprise et ses conseillers, Upline, auraient pu, auraient dû, épargner à une place nerveuse. Une rencontre devait avoir lieu, dimanche soir, entre les sociétés de Bourse pour voir comment elles pourraient calmer les esprits chez ceux de leurs clients qui sont atteints par le «syndrome des paraboles» et qui, vendant dans l’affolement, risqueraient, de ce fait, de perdre une partie de leurs placements. Cette rencontre est évidemment bienvenue. Sous la surveillance du CDVM, ces échanges de vues devraient devenir réguliers, dans l’intérêt même de la place et des épargnants, grands ou petits. En effet, la Bourse de Casablanca n’a pas été construite pour être un «marché exotique», c’est-à-dire une loterie sans rime ni raison. Au contraire, elle est bâtie comme une place régulée, où il y a bien sûr de la spéculation (sinon il n’y aurait pas de marché), mais où les acteurs prennent soin de l’information rigoureuse de leurs clients. La première des informations est que le seul point de contact entre la Bourse marocaine et les Bourses étrangères est celui qui passe par le «syndrome des paraboles», et donne l’effet de mimétisme: quand Tokyo puis Paris descendent, nous descendons, quand elles remontent, nous remontons. Cela n’a pas de sens.Nadia SALAH

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