×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Info-infox

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5370 Le 12/10/2018 | Partager
    nadia_salah.jpg

    Comme toujours quand il se sent mal, le Maroc se tourne vers son Roi, oubliant qu’il a voté une constitution ôtant au Trône nombre de ses pouvoirs légaux. Pourtant c’est toujours au Roi qu’on demande de s’occuper des problèmes les plus criants.

    Donc, on se fige dans l’attente du discours de l’ouverture du Parlement, comme on a attendu le discours de la Fête de la jeunesse, celui du Trône, et tant d’autres avant.

    On sait qu’il n’existe pas de baguette magique, mais c’est comme ça. On ne va pas redessiner les habitants de ce bout d’Afrique, qui fut plusieurs fois Empire.

    La récurrence de cette attente, qui se moque pas mal de la démocratisation ou de l’équilibre des pouvoirs, dénote une même récurrence de doutes et inquiétudes.
    Le gouvernement a raison quand il dit que tout n’est pas noir, même s’il ne sait toujours pas où se cache la croissance.

    Mais n’est-ce pas ce gouvernement qui abandonne électeurs et concitoyens face aux fake news, aux infox? N’est-ce pas les élus eux-mêmes qui ont verrouillé les commissions, voté des lois d’exclusion?

    En se refusant à son devoir d’informer, on croit couvrir ses défaillances. Et en réalité, on déserte la bataille. On la laisse aux mains de quelques poignées d’anonymes faiseurs d’opinion,  tout fiers de remporter victoire sur victoire face à un adversaire absent. Et ils ont bien raison d’être fiers.

    Si c’était une guerre avec tanks et fusils, il y aura des procès pour désertion, peut-être pour trahison. Mais que faire avec ceux qui «ne trahissent que» leurs concitoyens, en leur refusant d’honnêtes comptes rendus, en les abandonnant sans défense dans des océans d’infox?

    Les classes dominantes d’aujourd’hui doivent s’y résoudre, elles doivent partager l’information: les populations informées engendrent plus de leadeurs performants, capables d’améliorer la gestion institutionnelle. Il y a là d’impitoyables enjeux de pouvoirs, mais ce chemin n’a pas d’alternative, sauf à miner la Nation.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc