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    Par L'Economiste| Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager

    Pour les uns, c’est le ministère de la Communication en entier qui porte la responsabilité de la multiplication des censures au Maroc; pour d’autres au contraire, c’est le ministre lui-même. Peu importe.
     Dans la multiplication des censures,  l’un aurait dû freiner l’autre dans les emportements absurdes, emportements qui entraînent le Royaume du Maroc sur le chemin du ridicule. Ces emportements marquent l’absence de culture et de savoir. Ils font  tomber à toute vitesse les classements où le pays était regardé comme une nation sûre et sérieuse, où les administrations sont compétentes, capables de faire fonctionner un Etat, assurant toutes ses fonctions.
    En tout cas, les choses sont-elles  allées assez loin maintenant pour devenir une affaire de gouvernement? Ou bien est-ce, comme cela est soutenu, des bagarres de clans au sein du PJD? L’incontournable Benkirane aurait-il lui aussi ses Taubira (une ministre française contestant ouvertement  la politique du président et du Premier ministre) pour lui tirer la laine sur le dos?
    Tout cela n’est que de la petite histoire.
    L’image du Maroc est encore une fois atteinte, parce que sont directement  attaquées  les valeurs qu’il s’est données avec tant  de sens de la  responsabilité, avec tant d’efforts et de patience. En censurant  une revue scientifique, on  ne fait pas du mal à la revue, au contraire.
    En s’attaquant aux chefs-d’œuvre de l’Islam que sont les miniatures persanes de Shâh Nâmeh, en censurant l’imagination  d’un romancier, en écrasant les idées d’un jeune cinéaste… on ne leur fait pas de mal. Ils sont tous bien plus grands que cela. Heureusement.
    On fait du mal à ses concitoyens. On ne les sert pas. On les enserre dans un monde  d’infantilisation et de troubles, indigne de leur culture et de leur sagacité.

    Nadia SALAH

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