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    L'Edito

    Indécence

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4745 Le 06/04/2016 | Partager
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    Voilà sept-huit ans que ce lapin sort des chapeaux ministériels: la préférence nationale. C’est une idée séduisante, légitime et mobilisatrice. Personne ne voit là-dedans une concrétisation de l’économie de rente. Et pourtant… Mais allons plus loin.
    Que s’est-il donc passé pour que les ministres se sentent pousser des ailes sur cette idée de préférence nationale, qu’ils n’ont pas l’intention d’appliquer, qu’ils ne peuvent pas appliquer – pour cause de traités et accords multinationaux?  Pourquoi cette idée avait-elle disparu dans les années 1990-2000 pour ressurgir aujourd’hui?
    Malheureusement, il n’y a pas que de la démagogie électorale là-dedans.
    Sous le programme d’ajustement structurel, de si mauvaise réputation, l’Etat, contraint et forcé, a fait de gros progrès dans le management public. A saluer, au passage, la force de l’opposition parlementaire qui, à cette époque, avait de belles compétences économiques et les faisait bien valoir.
    La gestion publique a appris à gérer les investissements de manière à faire éclore des domaines nouveaux comme l’ingénierie énergétique ou de génie civil, la géologie, l’économie d’eau, les sous-traitances agricoles…  sans compter le génie civil tout court capable de construire routes et ports dans des conditions très dures. A la fin des années 90, les Marocains tenaient la concurrence face aux Turcs. Ce n’était pas rien.
    Sont arrivés des gouvernements préférant subventionner la consommation plutôt que de payer les dettes aux fournisseurs: des Marocains ont tiré dans le dos d’autres Marocains.
    Le tissu concurrentiel local affaibli, voire disparu, la route était libre pour les entreprises étrangères…
    Indécence: ce sont les mêmes politiciens qui parlent de préférence… après avoir assassiné les entreprises locales par les dettes publiques impayées.

     

     

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