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L'Edito

Incohérence

Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:4841 Le 23/08/2016 | Partager
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La réaction du ministère de l’Enseignement supérieur au récent classement de Shanghai, où n’apparaît aucune de nos universités, est symptomatique d’un certain état d’esprit. Au lieu de chercher à travailler sur les points faibles du système, il s’en est violemment pris à ce rating certes critiquable, mais qui fait autorité dans le monde. C’est donc le thermomètre qui serait responsable de la fièvre et des maladies dont souffre l’université. On n’est pas là à une incohérence près dans la gouvernance du système.
C’est cette même incohérence qui a conduit à l’échec de la professionnalisation des cursus dans les facultés, expérience censée améliorer l’employabilité des lauréats. A ses débuts, cette réforme avait insufflé de l’émulation entre établissements en poussant les acteurs à se remettre en cause. Mais cet enthousiasme a été vite refroidi par le manque de volonté politique.
Le conservatisme des syndicats a fait le reste. Que des praticiens animent des modules en amphi était, à leurs yeux, inacceptable. Et au nom du «dogme» des statuts de la fonction publique, il ne fallait surtout pas toucher à la grille de rémunération fondée sur le diplôme -licence, master, doctorat-, des titres qui n’ont pas d’équivalent dans les grandes écoles dont sont issus souvent les professionnels qui assuraient l’animation pédagogique de ces cursus. Résultat,  les doyens et directeurs d’école ont été contraints à s’en remettre au bénévolat de leurs relations personnelles pour faire vivre ces programmes.  Cela a fini par emporter tout l’esprit de cette courageuse réforme. Pendant ce temps, le chômage des diplômés  des facs, lui, s’envole.
Au moins un sur quatre serait sans emploi, et autant serait au chômage en moyenne depuis plus de quatre ans et demi!

 

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