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    L'Edito

    Incendies

    Par L'Economiste| Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager

    Eteignez un feu, il s’en rallume un autre... Le modèle marocain des conflits sociaux montre une constante remarquable. Sa capacité à choisir les grands rendez-vous pour se rendre visible. Par exemple, une grève de quatre jours à Maroc Telecom… L’événement est assez rare pour ne pas être signalé. Sur de nombreuses revendications, la direction de l’opérateur télécoms a raison de ne pas capituler. Encore faut-il s’interroger sur les motifs réels du conflit.
    Comme pour d’autres entreprises, dans le privé et dans le public, les grévistes donnent l’impression de profiter de la conjoncture pour faire basculer le rapport de force. Les arbitrages s’y expliquent rarement par des orientations idéologiques des centrales: où que l’on regarde, l’envie d’aller le plus loin possible dans la prise d’otages de l’outil industriel traduit surtout l’incapacité chronique des syndicats chargés de relayer dans l’entreprise des messages de plus en plus difficiles. Comme d’imposer des objectifs rendus intenables par la crise et de canaliser une défiance croissante à l’égard de ceux censés normalement défendre l’intérêt des salariés. En effet, si les engagements sont sincères, ils devraient objectivement permettre de converger vers une lucidité des vrais enjeux.
    Celui du risque que l’on fait courir en chargeant le baromètre social, qui plus est dans une conjoncture où l’investissement est volatil.
    Celui aussi de la reprise qui s’annonce fragile et nombre d’entreprises, qu’elles soient petites ou de grande taille, ont besoin d’être soutenues car elles ont choisi de jouer le jeu tandis que d’autres ont opté pour la solution de facilité, pliant bagage pour éviter la facture du démantèlement. Ces vrais incendies, bien entendu, peu de syndicats auront le courage d’y faire face.
     

    Mohamed BENABID

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